GameTrip : jeux vidéo oldies, tests, dossiers, vidéos

Mario Kart: la clé du succès

  0 avis
Intemporelle, la série Mario Kart est unique. C’est le même gameplay à chaque opus, presque les mêmes personnages, les mêmes circuits, et pourtant, quel que soit le support, on adore. Mais pourquoi? Ben, lisez donc le dossier.

Les premières esquisses d'une longue vie.
Shigeru Miyamoto est un génie. Un pilier dans le développement du jeu vidéo. Mario, Luigi, Donkey Kong et les autres du Royaume Champignon, Link de The Legend of Zelda, Pikmin et j'en passe. Son premier coup d’essai fut Donkey Kong sorti sur Arcade en 1981 et il est à la tête du récent Super Smash Bros Brawl qui évidemment fait un tabac au Japon. Entre ces deux dates, 27 ans. Et surtout un paquet de jeux, dont des licences juteuses, notamment celle qui nous intéresse aujourd’hui: Mario Kart. Tout le monde la connaît. Certains l’ont découvert dès le premier opus et d’autres sur le support suivant. Difficile de le louper, il est si populaire et on compte sept épisodes en 16 ans, ce qui nous fait un Mario Kart tous les deux ans, soit un très bon rythme de croisière. Une manière de ne pas oublier la série et de faire en sorte que chaque console de Nintendo puisse avoir son volet digne de ce nom, qui vendra beaucoup, de toutes façons.

Fallait y penser

Double Dash en multi, c'était quelque chose!
Le concept de base est vraiment simple. Shigeru Miyamoto, qui a créé quelques personnages auxquels il s’est attaché, tout comme le grand public, souhaitait tout bonnement leur donner une image davantage rigolote et offrir aux joueurs la possibilité de les contrôler dans un jeu différent, histoire de mettre la sempiternelle plate-forme de côté. Il se creuse la tête mais au début des années 1990, il n’y avait pas grand-chose sur le marché. Il pense donc à la course, mais pas futuriste comme F-Zero. Alors, pour rendre ça plus attrayant, il fait monter ses protégés sur des karts. Ce n’est pas tout, car faire des courses opposant les gentils aux méchants, c’est bien mignon mais ils ne peuvent pas se blairer, eux. Faire des courses, c’est bien mignon mais ils ne peuvent pas se blairer, eux«Ah d’accord, vous voulez vous mettre sur la tronche? C’est noté, je vous laisse des objets à ramasser sur les circuits qu’il faudra vous balancer. Vous vous débrouillerez ensuite.» Heureux comme tout, nos gentils Mario, Luigi, Yoshi, Peach, Koopa Troopa et Toad et nos très démoniaques Bowser, DK et DK Junior vont enfin pouvoir en découdre sur le bitume, ou le sable, ou la neige, et j’en passe. Le concept est né: faire des courses et se nuire dans une bonne ambiance générale et pleine de couleurs. Le premier de la série débarque en 1992 sur Super Nintendo et là...

À l’ancienne, t’as vu

Le futur de la série...
C’est le drame. Non, bien sûr que non. Le public adore l’idée du déjà grand Miyamoto et le carton s’avère total. Déjà populaire, la SNES le devient davantage. Cela peut paraître peu, mais seulement neuf personnages sont au menu, 20 circuits, quatre coupes, quatre niveaux de difficulté et huit objets, dont la plume, permettant d’effectuer un plus grand saut, inédite à la version. Concept inédit aussi, le système de pièces: plus vous en collectez, plus vous allez vite et lorsque vous êtes touché par un objet, vous en perdez.

Les Mario Kart qui pourraient être testés sur GameTrip sont peu nombreux. En fait, il n’y a que le premier et le second, sorti cinq ans plus tard, en 1997, sur N64. Nouveauté du soft, la troisième dimension qui fait son apparition tandis que le système de pièces s’en va. Quatre coupes, 16 circuits et huit personnages dont Wario et sa superbe moustache. Cela fait donc peu, mais par la suite, tout s’est accéléré et nous avons bouffé du Mario Kart à toutes les sauces, que ce soit dans notre salon ou dans le train, voire aux toilettes.

Qui dit plus récent dit…

Pas sa place sur GameTrip! Eh bien si, et même si on ne les testera pas de sitôt, nous nous devons d’en parler, car nous savons faire notre boulot, tout ça, tout ça. Si la GameBoy n’a pas eu droit à son Mario Kart, la version Advance a elle pu se pavaner avec son Super Circuit déboulant en 2001 et faisant office de best of de luxe. Huit personnages, dix coupes, et surtout 40 circuits, dont la moitié provenant de Super Mario Kart. Verdict: excellent, du neuf, de l’ancien, maniabilité au top, rien à redire, encore une fois.

Peut-être alors que la version suivante, celle de la Nintendo Gamecube nous donnera satisfaction en étant bien naze. Hum... dommage, ce ne sera pas pour cette fois. Quelques chiffres pour bien comprendre la claque Mario Kart Double Dash: sorti en 2003, jouable jusqu'à 16, deux pilotes par kart (un qui conduit, un qui lance les objets, avec la possibilité de permuter), 16 nouveaux circuits, 20 personnages (l’opus le plus fourni à ce jour) et des graphismes superbes. Des années plus tard, et une prise en main encore exemplaireUne prise en main encore exemplaire, cinq coupes dont le grand chelem vous permettant de faire toutes les courses de toutes les coupes dans un ordre aléatoire, ce qui représente un sacré challenge et du temps de jeu! A noter que certains personnages ne ramassent des objets propres qu’à leurs capacités. Ainsi, Diddy Kong ramasse une pluie de bananes tandis que le gros singe ramasse une grosse banane. Bowser lui possède la grosse carapace à pics qui écrase tout sur le passage. Encore une version réussie, probablement l’une des meilleures... Mais qu’allons nous devenir?

On retourne sur la portable, mais la génération suivante. L’un de mes préférés: Mario Kart DS, sorti en 2005, comportant 32 circuits dont la moitié provient des anciens jeux, que ce soit sur SNES, N64, GBA ou NGC. Treize personnages dont Skelerex ou Maskass font leur première apparition. La version DS propose un écran similaire à la version SNES sortie treize ans plus tôt: l’écran supérieur pour la course, celui du dessous pour la vue du circuit et des adversaires en temps réel. L’autre nouveauté non négligeable, il s’agit du multijoueur qui offre la possibilité de jouer contre n’importe qui dans le monde grâce à la connexion WiFi, véritable révolution il n’y a pas si longtemps d’ailleurs. Voilà bien un point sur lequel Nintendo a été en avance sur la concurrence. Toujours l’essentiel, pas de futile, mais là, je m’éloigne. Hop, je reviens... Me revoilà.


La même année, une version Arcade GP (sur... arcade) a fait surface, apparemment très réussie et proposant onze personnages, six championnats, 24 courses et la possibilité de jouer à quatre joueurs simultanément. On note l’arrivée de Pac-Man et Mrs Pac-Man, ce qui n’est pas pour déplaire aux fans. Il était même possible de sauvegarder sa partie sur une carte magnétique pour revenir jouer ultérieurement.

Eux, ils sont pas encore sortis

Et nous en comptons deux. Commençons par la version plus discrète, la suite de la version Arcade, nommée Mario Kart Arcade GP 2. On ne sait pas grand-chose de nouveau, quelques nouveaux personnages et circuits mais un concept identique. Une petite suite, en quelque sorte.

La version qui nous intéresse plus n’est pas encore sorti à l’heure actuelle mais la date approche: Mario Kart Wii. Inutile de vous préciser à quel point les fans et les autres l’attendent. Fini le principe du double pilote de la version NGC, une maniabilité inédite et pour la première fois revue avec la Wiimote et surtout le volant dans laquelle on insère cette dernière pour une meilleure aisance sur la route. Pour entrer dans les détails, on annonce en tout cinq possibilités de piloter différentes: volant, Wiimote et Nunchuk, Wiimote à l’horizontale, la manette classique et la manette NGC. De quoi combler tout le monde, même les éternels râleurs. Un mode online au programme, des nouveaux personnages, des nouveaux circuits, l’apparition de motos, des anciens circuits, etc.

Quand je pense à Fernande, je bande, je bande, quand je pense à Mario Kart...

Je me gratte, je me gratte. D’ailleurs, véridique, je viens de me gratter la... euh, hum. Alors dites-moi, comment expliquer ce succès depuis 1992? Plusieurs facteurs se sont rassemblés (bossent jamais ceux-là) pour donner le véritable sens au mot «réussite» et ont fait un pwnage de la concurrence quelle qu’elle soit. Les personnages tout d’abord. Des gentils et des méchants, on les aime tous ou presque et chaque joueur a son personnage favori (d’ailleurs, c’est rarement Mario, ce fayot). La prise en main ensuite. Immédiate, associée au concept basique (à savoir terminer premier et éliminer la concurrence), elle procure un plaisir du début à la fin de la course. Les graphismes sont à chaque opus différents par leur qualité mais toujours très colorés et propres à l’univers de Mario. L’idée du jeu en elle-même est un concept. Nous savons tous qu’il n’y a aucun concurrent qui fait aussi bien (malgré les multiples tentatives de Crash Bandicoot) et c’est à chaque fois une valeur sûre. De la confiance donc, de la convivialité avec un multijoueur agréable, simple d’accès bien que minime: course ou combat. N’oublions pas les objets, bien trouvés: carapaces vertes, rouges, bleues, bananes, fantômes, champignons, étoiles, bombes, éclairs et j’en passe. Et ils sont bien distribués. Les premiers n’ont presque rien pour aller plus vite, des bananes ou carapaces pour éliminer ses poursuivants alors que les derniers bénéficient de champignons, éclairs, étoiles, ou du fantôme afin de les aider à rattraper leur retard. Tous ces détails font de la série Mario Kart un incontournable du jeu vidéo. Et ça ne risque pas de s’arrêter de sitôt. Imaginez un opus sur Gameboy 2... - Mal écrit le 19/03/2008 à 1h00 par Robin Masters.