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Le test d'After Death, un indé hommage aux Metroidvania

Le test d'After Death, un indé hommage aux Metroidvania

Entre Castlevania 4 et Medievil se cache subtilement After Death, sorti en fin d'année sur PC. Un petit hommage réalisé par deux Français qui vaut le coup d’œil si vous êtes fans de ce genre très connoté début 90s.

Mal écrit par Jivé, 26 Nov. 2017
Je ne sais pas si vous êtes vraiment proche du concept de Metroidvania. En réalité, il s'agit d'un sous-genre du jeu d'action qui emprunte les systèmes de combats et de déplacements de Metroid et Castlevania, d'où le nom, mais oui c'est claiiiir. En bref, les points communs de ces jeux sont: une map qui s'affiche à l'écran et dans laquelle on peut évoluer sur des tableaux en scrolling horizontal et vertical, des mondes auxquels on ne peut pas accéder tout de suite avant d'avoir débloquer des items ou rencontrer des PNJ, et globalement du platformer en 2D. Et c'est justement ce dont se revendiquent Vincent et Nolan, deux développeurs qui nous ont contacté récemment pour tester After Death. Un petit jeu fabriqué sur le temps libre, propulsé sur le devant de la scène via Steam, et qui est, selon le communiqué de presse, un hommage assumé à la SNES.

Le test en vidéo

Au niveau du scénario, rien de bien compliqué: vous incarnez un squelette dans un monde un peu hostile puisque composé de petits monstres bizarres, de cimetières sous la neige, de déserts arides ou de chapelles hantées. Armée d'une sorte de griffe comme Wolverine, vous arpentez donc ces tableaux, avec beaucoup d'aller-retours, propres à ce genre de jeu, à la quête de PNJ monstrueux (des âmes qui vous donnent des conseils, comme une certaine luciole chiante d'un jeu bien connu) qui donnent des pistes pour progresser. Ce qu'il faut bien dire, c'est que le monde est assez vaste de prime abord. Au total, il n'y a que sept environnements mais ces derniers sont assez grands pour ne pas avoir l'impression de tourner en rond.

Graphiquement, l'inspiration 16 bits en 2D rappelle certains Castlevania (Super Castlevania IV sur SNES notamment) n'enlève en rien la qualité des décors et de certains monstres totalement improbables qu'on peut rencontrer, entre les boules de pus qui recrachent des petits moucherons, en passant par des yeux montés sur des racines ou encore des crânes volants avec des cornes dans les orbites. Le lore et le personnage principal font aussi penser à Medievil, cela dit. Pour le reste, le charme du classique opère: il y a des boss à chaque fin de niveau, ils sont vraiment moches et légèrement plus difficiles à affronter que le reste du jeu qui est clairement à la portée des joueurs qui ont connu l'époque citée plus haut.

Niveau gameplay c'est pareil: on avancer en zqsd, il n'y a pas d'inventaire, on obtient des pouvoirs qu'on peut lâcher avec une simple touche (voire bouton, ça peut se jouer à la manette) et les frappes se font à gauche ou à droite, pas dans les coins et pas en l'air.

Là où les deux développeurs rhônalpins ont fait fort, c'est qu'ils se sont acoquinés avec Francisco Cerda pour faire la bande originale du jeu, le compositeur notamment de l'excellent Gunpoint, qui était lui aussi un bon jeu 2D. Il en résulte une OST assez sympathique d'inspiration là encore 80s 90s. Globalement, l'expérience est plaisante si vous avez connu et aimé cette époque et ce genre de jeux. Pour ceux qui ont du mal avec une certaine forme de die & retry au niveau des boss, la récurrence de refaire une partie de niveau en marche arrière pour rencontrer un esprit qui va vous débloquer un mur invisible de l'autre côté du tableau, ça risque de coincer. Pour les autres, sans révolutionner le genre, ce jeu indé et français (deux raisons valables pour qu'on en parle) est un bel hommage à pas cher sur PC. Torché par Jivé, 26 Nov. 2017