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Test / SNES

Super Mario Kart (SNES): Mario met les karts sur table

Super Mario Kart (SNES): Mario met les karts sur table

1992. Mario en est encore à ses premières tribulations. Cela fait déjà une demie décennie qu’il vit et de manière exemplaire. Nos petits copains de chez Nintendo décident d’inventer un petit concept: le jeu de course rigolo avec les héros qu’on aime. Pas con.

Commis par Robin Masters, 15 Mars 2008
C’est ainsi que naît Super Mario Kart. Chez Big N, ils nous proposent des courses avec les héros et même des méchants au volant de karts équipés dangereusement. Le principe s’avère enfantin: gagner la course en conduisant bien et en utilisant les objets disséminés sur le circuit pour se débarrasser momentanément de ses adversaires. Vous savez ce qu’on dit: peu importe la manière. Pour cela, choisissez déjà votre personnage favori parmi huit proposés: le célèbre Mario, la douce (et conne, il faut le dire) Peach, l’infâme mais rigolo Bowser, Koopa Troopa la tortue (un des meilleurs du jeu), Luigi l’écolo, Yoshi l’attrape-mouche, Donkey Kong Junior (inédit!) et le toxicomane Toad. Parmi tous ces protagonistes, il y en a bien un qui vous plaira. Pensez que chacun appartient à une catégorie de poids: léger, mi-moyens, moyens et lourds. Evidemment, lors de chocs, les lourds envoieront les plus légers valdinguer dans le décor, mais ces derniers sont plus rapides.

Koopa Troopa, c'est pourri comme nom, tu le vis bien?

Bon, j’ai choisi, j’ai pris Yoshi, mon préféré, comme plein de monde d’ailleurs. Je prends lui en attendant Bébé Bowser dans les prochains opus, mais on s’en fout. En solo, deux modes de jeu: Mario Kart GP ou le classique Time Trial. Dans ce dernier, vous jouez contre la montre et tentez de battre des records. Dans le GP, ce sont des grands prix donc, des coupes à remporter sur divers circuits. Quatre coupes (Mushroom, Flower, Star, Special) vous attendent, chacune étant différente avec des circuits inédits et plus ou moins difficiles. Sur le sable, frôlant la lave, surfant sur du chocolat, flirtant avec le vide, dérapant sur la glace, les décors sont variés et les effets bien foutus. Cinq circuits par coupe et cinq tours par circuit, facile, non? Pour vous adapter à la difficulté plus élevée que de nos jours (quand je vous dis que les vrais hardcore gamers, ce sont les nostalgiques!), débutez en 50cc puis passez en 100cc et vous débloquerez le 150cc et le superbe mode Miroir, rendant chaque circuit différent car inversé, ce qui peut nous faire un total de 50 circuits! Un joli coup.

Eh les mecs, Toad en a ramené de la bonne, venez!

À jouer, c’est un vrai régal. Parfaitement instinctif. Un bouton pour avancer, un pour freiner, un pour lancer les objets et ceux de la tranche pour sauter et déraper dans les virages. Il vaut mieux cependant faire simple lorsque l’action nous focalise sur la course ET les adversaires, qui eux ne se gênent pas pour vous faire perdre. La difficulté quelque peu relevée est diminuée par le nombre de tours permettant de rattraper son retard si l’on se retrouve par exemple septième à la fin du deuxième tour, il en reste encore trois pour espérer obtenir des points. Ah oui, les points. Terminer premier d’une course vaut 9 points, 6 pour la seconde place, 3 pour le suivant et un seul petit point pour le quatrième. Le perfect, c’est de terminer avec 45 points à la fin de la coupe. Un truc de pgm, de roxxor, comme on dit dans les milieux autorisés du jeu vidéo.

Chiche de raser ta moustache, Mario!

À chaque coupe que vous tenterez en solo, il y aura toujours deux personnages choisis aléatoirement par l’ordinateur qui se révèleront très chiants, les classiques second et troisième si vous terminez premier. Ce seront les mêmes tout au long la coupe. Très rarement le dernier lors du premier circuit finira le suivant sur le podium. Pour ces chers amis tenaces (car nous sommes tous des amis, les amis de mes amis sont mes amis, et je mets 4 fois amis, pardon 5, si je veux!), une pléthore d’objets vicieux vous attend sur la route. On les connaît tous par cœur aujourd’hui: la carapace verte qui fait mal, la rouge qui fait le même effet sauf qu’elle a une tête chercheuse, la banane pour faire glisser son poursuivant, l’étoile vous rendant invincible un laps de temps, le champignon pour un coup de speed, la plume permettant d’effectuer un saut plus haut, le fantôme qui vous rend invisible et pique l’objet du voisin, l’éclair qui réduit tout le monde et vous pourrez les écraser, et pour terminer les pièces qui vous donnent de la rapidité. Plus vous en avez, plus vous l’êtes. Ca le fait, non? À noter que la plume est présente seulement dans ce volet de la série.

Parlons un peu du mode multijoueur, offrant la possibilité à deux dingues de se mettre sur la tronche tout en se fatigant les yeux pendant des heures. Génial! Le mode Battle vous place dans une arène avec trois ballons et pleins d’objets à utiliser pour que l’adversaire n’en ait plus, des ballons. Un futur classique de Mario Kart. Ajoutons le Match Race, tout simplement la course de votre choix en un contre un, sans pitié, héhé. Commis par Robin Masters, 15 Mars 2008
En conclusion
10

/10

Premier d’une longue série éternelle, Super Mario Kart est excellent, voire parfait. Un fun incontestable, une durée de vie proche de l’infini, plein de personnages, de circuits, de modes, d’objets, on en voudrait toujours plus mais chapeau à Shigeru Miyamoto et son équipe qui nous offre un jeu mythique et lançant un nouveau genre.
En perspective
Sur chaque test, l'auteur se pose une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?»Chez la concurrence, Crash Bandicoot s’est essayé au kart, avec brio mais jamais comme l’original. Les Simpson l’ont fait, pas trop mal non plus. Dans la série, chaque console de Nintendo sortie par la suite a eu droit à son Mario Kart: N64, Gamecube, Wii, GBA, DS, et même sur Arcade! Chaque opus fut excellent car adapté parfaitement à son support.

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