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Microsoft Flight Simulator 98 (PC): voir les Twins Towers puis mourir

Microsoft Flight Simulator 98 (PC): voir les Twins Towers puis mourir

Conduire des tanks de guerre ou des voitures de rallye, c'est réservé aux beaufs. Alors que conduire des gros airbus, c'est tout de suite plus raffiné, plus classe, bref, pour les vrais adorateurs de la belle mécanique et des joujous d'une quarantaine de tonnes.

Commis par Jivé, 29 Déc. 2008
Flight Simulator 98 est à l'aéronautique civile ce que Myst est la prise de tête: une référence. Sorti assez innocemment en 1997, cette septième itération d'une longue saga de Microsoft n'a pas à rougir. D'ailleurs, j'ai rarement vu une boite en carton rougir, m'enfin bon. Sans grande surprise, l'opus conserve les points forts en augmentant sa base de données. Doté de vraies textures depuis le numéro 5, de la gestion du climat et des scénarios depuis le 5.1 et des aéroports du monde depuis la 6, FS98 garde surtout une belle nouveauté de son prédécesseur. En effet, elle arrête de se prendre pour une bêta avec ses nombres décimaux, et préfère choisir le chiffre de l'année à venir, ce qui est vachement plus cool quand même.

On joue à Flight, si mule a tort

Dans la vraie vie, FS98 s'appelle d'ailleurs Simon, ou version 6.1 pour les intimes. Derrière ce pseudo se cache donc une sorte de méga-update plus qu'une vraie nouvelle expérience vidéoludique. Pourtant, à cette époque, le jeu est bel et bien devenu le must de la simulation d'avions. Rends-toi compte, lecteur: un jeu assez léger capable de transformer ta chambre en cockpit des plus grands avions de tourisme. Nouveauté nouvelle: on peut même monter à bord d'un hélicoptère. Mais ça, on peut le faire dans la réalité donc tout le monde a vite oublié ce véhicule. On préfère d'ailleurs entrer dans les petits jets qui bombardent sec, ou dans le gros quadriréacteurs avec des centaines de vies à faire pâlir en rasant les buildings d'un peu trop près (qui n'a jamais rejoué à un Flight Simulator d'avant 2001 en se promenant dans le quartier sud de Manhattan?).

Ma femme simule à tort

Peu gourmand et profitant d'un argument de taille: la possibilité de faire jouer le DirectX pour avoir des vrais cockpits en 3D, FS98 devient alors le plus réaliste des simulateurs, où la complexité est de mise. Entre les effets climatiques à régler ou à affronter si le programme les choisit pour vous, la sensibilité des appareils, la dizaine de boutons et manettes à connaître par cœur ne serait-ce que pour annoncer la température extérieure dans votre micro ou appeler la stewart sur vos genoux... Bref entre tous les petits détails qui font l'immersion, le jeu est quasiment destiné aux professionnels ou à ceux qui veulent le devenir. Pourtant, il n'en reste pas moins accessible à condition de passer quelques heures dans les cours virtuels et de lire correctement le bouquin d'utilisation des coucous.

T'as déjà vu les fesses, Mike Krosoft?

Concernant l'environnement, FS98 se targue de garder la base de données des autres opus et de rajouter quelques aéroports célèbres un peu partout dans le monde, avec une nette préférence pour les zhuéssa et l'Europe (the final countdoooown). Environ 45 villes sont modélisées au détail près, principalement celles où un crash de votre avion ferait des milliers de morts, comme New-York ou Los Angeles. Pour le reste, les grosses villes sont modélisées à la truelle et la majeure partie des continents africains et asiatiques ressemble à des déserts sahariens en période de blitkrieg. Dommage lorsqu'on sait que le réalisme pousse le vice à utiliser le temps réel pour se déplacer d'un à l'autre des 3000 aéroports modélisés. Ne vous lancez donc pas tout de suite sur le Paris-Pékin. Torché par Jivé, 29 Déc. 2008
En conclusion
8

/10

FS98 fait ce qu'il doit faire et ce qu'il sait faire: de la simulation d'aviation. Très poussé, assez complexe, doté d'une grosse base de données graphique et de plusieurs scénarios, le septième opus apporte une vraie performance graphique et près de 3000 aéroports, ce qui est plutôt pratique dans un jeu qui consiste à voler d'un point A et un point B.
En perspective
Sur chaque test, l'auteur se pose une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?»Je crois qu'il ne faut pas avoir peur de comparer Flight Simulator à Flight Simulator. Peut-être pas l'inventeur ni le précurseur du genre, il reste la référence absolue. C'est d'ailleurs pour cela que le jeu se vend toujours, de plus en plus cher et donc de plus en plus fourni (si ce n'est l'inverse). Tellement bon que les pilotes (et kamikazes) l'utilisent pour s'entraîner. Enfin une licence qui se bonifie en vieillissant!

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