Il y a des jeux comme ça, ou lorsqu’on prononce leur titre, une certaine magie s’installe en nous, c’est le cas de The Legend of Kyrandia. Rien que le "Kyrandia" consone comme une douce mélodie mystique. Kyrandia, Kyrandia, ah ça fait du bien, et hop Kyrandia. Je revis. Mais le jeu en lui-même, il vaut le coup ?Article de Ryldian, testé le 13/07/2009.
Kyrandia, en plus d’être un nom que j’adore (vous l’aurez remarqué), est un royaume ancré sur une île enchanté. Rien que ça.
Le Nicolas Hulot qui est en vous haïra Malcolm. Qui est Malcolm ? Non ce n’est pas le personnage de la série phare éponyme, mais du bouffon, le méchant du jeu en somme. En effet celui-ci ne cesse de détruire tout ce qui l’entoure, que ce soit végétal, animal, et même humain.
Et quand je disais bouffon, ce n’était pas une insulte à son égard, mais celui-ci est habillé comme tel, et pour cause c’était celui du Roi William et de la reine Katherine, tous deux assassiné par celui-ci, et ils étaient accessoirement les parents du personnage principal que l’on incarne. Une certitude, Malcolm, ne fera plus rire personne, à part lui-même.
Kyrandia 90210
Qui dit méchant dit forcément héros, et il a un nom, Brandon.
Il vit modestement avec son grand père Kallak, qui fût le seul à combattre Malcolm grâce à l’un de ses sortilèges sortis tout droit de son kit de magicien made in Gérard Majax. Mais malheureusement pour lui, l’arlequin maléfique réussi à s’échapper et d’appliquer la loi de Murphy en se vengeant sur le magicien, et de le changer en statue. Et c’est une fois que Brandon effaré en voyant ça, décide de sauver son grand père et que pour nous joueurs l’aventure commence.
Si à 50 ans t’as pas une amulette, c’est que t’as raté ta vie.
Si vous avez lu mon test sur Kyrandia 2 ou que vous y avez simplement joué, vous remarquerez donc qu’à l’instar de la belle Zanthia et son livre de recette ainsi que son chaudron, Brandon lui possédera une amulette.
Quid de sa fonction ? Et bien, elle se détermine en 4 gemmes, l’une (la jaune) pour se soigner ou soigner une tierce personne en cas de besoin, la mauve pour se métamorphoser en orbe (très utile dans les grottes) et les deux restantes je préfère vous les faire découvrir par vous-même, car l’effet de surprise serai gâché.
En parlant de Zanthia, tout comme elle à un moment donné du jeu vous serez amené à faire des potions, et à quoi serviront-elles ? Et bien par exemple à vous transformer en cheval ou même de rétrécir. Les créateurs du jeu ont effectivement pris du LSD lors de sa conception pour notre plus grand bonheur.
Un gameplay à la hauteur ?
Avant de parler du gameplay, parlons graphismes, et fort heureusement ils sont carrément identiques au second opus pixelisé et old school comme on aime, sinon le principe reste le même, interagir avec les différents personnages en leur cliquant simplement dessus et donc ne choisir aucune ligne de dialogue car ils se font automatiquement (un peu dommage si on veut lancer de bonnes répliques sarcastiques à la sauce Monkey Island). Chose regrettable par rapport au 2 mais puisque je test le premier là c’est plutôt une évolution (vous me suivez) mais l’inventaire ne peut pas se dérouler, en somme vous n’avez que 10 emplacements, pas un de plus, donc parfois vous devrez déposer des objets et les récupérer après selon leur importance si vous voulez en récupérer d’autres, à vous donc d’arriver à bien gérer cela si vous voulez progresser dans l’aventure.
En dehors de ces petites choses pardonnable, l’aventure reste tout de moins mystiquement bien sympathique (ça se dit ?) en gros vous vous passionnerez rapidement à l’histoire de Kyrandia et au destin de Brandon, par contre, le jeu est conseillé aux joueurs aguerri car certaines énigmes ou passages sont assez complexe à moins de sortir la sacro sainte bible des soluces ou bien de jouer bourré (approuvé).
En bref...
Ce premier opus d’une trilogie, s’avère sympathique et même très prenant mais hélas il ne conviendra comme déjà dis précédemment qu’aux joueurs ayant une habitude pour le genre, car malheureusement certains casses têtes s’avèreront vraiment difficile pour le joueur lambda, mais c’est un bon point pour ceux en quête d’un point & click mature puis ça permet d’allonger un peu plus la durée de vie, elle-même plutôt honnête.
Et puis cerise sur le gâteau il ne manque pas d’humour, avec des personnages haut en couleurs pour faire court, on s’attache très vite à l’univers enchanté de Kyrandia.
Note et comparatif avec les jeux similaires récents
| 8/10 |
Ce book 1 qui ouvre le bal de la saga des Legend of Kyrandia place la barre très haute, un méchant pas beau et caricatural au possible, un héros impliqué qui cherche à venger ses proches, tout aurai pu se baser cliché sur cliché, mais les studios Westwood ont réussis à mettre la touche délurée pour briser tout ça. Et c’est donc avec plaisir qu’on retrouvera un an après Zanthia PNJ de l’époque pour sa propre aventure à Kyrandia, et pour ensuite y retrouver... Malcolm, oui oui, le bouffon maléfique de cet épisode, qui reviendra pour énoncer sa vérité sur la mort des parents de Brandon et se faire pardonner ses crimes passés, y réussira-t-il ? Affaire à suivre.
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Titre original : The Legend of Kyrandia - Book One : Fables & Fiends
Developpé par
Genre : Point and Click
Sortie française : 1992
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