Test Gunstar Heroes (Megadrive) - GameTrip.net : Jeux Vidéo Oldies !
Pochette du jeu Support : Megadrive (Cartouche)
Genre : Action, Shoot-em Up
Sortie française : En 1993
Sortie étrangère : Septembre 1993
Développeur : Treasure
Editeur : SEGA
Distributeur inconnu
Multi : 1 à 2 joueurs (via périphérique)
Titre original : Gansuta Hirozu
En résumé
Souvent qualifié de nos jours de "Metal Slug de la Megadrive", la toute première mouture de chez Treasure est un moment de jeu intense et épique qui bluffera le plus réfractaire à la machine de Sega par une réalisation au top. Le plaisir de jeu sera également doublé avec le mode 2 joueurs en coopération. Un "must-have", encore bien difficile à se procurer en PAL...
En comparatif
Treasure récidivera 2ans plus tard dans le genre avec un Alien Soldier pulvérisant littéralement les capacités de la Megadrive: la bête s'avère encore bien plus difficile que GH et est dotée d'un gameplay plus ou moins déroutant. Sin and Punishment sur N64 en 2000 sera nettement plus accessible. Et puis il y a Metal Slug de SNK...

Dans ce paragraphe, nous dressons un comparatif avec les jeux similaires de l'époque du test. Quels sont ceux qui ont offert la même sensation au testeur dans les suites, ersatz, héritiers du genre ou remplaçants incontestables? Faites votre choix!
Torché par Xylo le 04/09/2009
Gunstar Heroes
Genre au sommet de son art durant l'ère de la full 2D, le shoot'n'jump (je saute et je tire partout) n'a pas manqué d'en marquer plus d'un sur borne d'arcade et console de salon. A l'heure où Metal Slug s'est définitivement imposé comme l'étendard du style, il convient de revenir sur l'un de ses plus éminent précurseur. Plus qu'un jeu, Gunstar Heroes constitue le véritable manifeste d'un groupe de développeurs de génie fraîchement affranchie de Konami, Treasure Co. Ltd. La plupart de ses membres ont activement participé aux développements de quelques uns des plus grands hits Konami de la Super Nintendo et, par conséquent, de la console elle-même. Axelay, Contra III, Super Castlevania IV ou encore Gradius III, tous ont vu au sein de leurs développements trainer les petites pattes des futurs gars de chez Treasure. Une majorité de shoots, me direz vous, qui se pérennisera dans les titres issus de la firme. Gunstar Heroes, premier jet vidéoludique officiel de Treasure, sera donc développé sur la Sega Megadrive, hypothétiquement comme un pied de nez aux habitudes de développement du grand Konami.

Free Shot

La dynastie des Gunstar est en charge de protéger sa planète, G-9, contre toute menace éventuelle visant à piller ses ressources propres. Elle doit alors reprendre du service, par l'intermédiaire de Red et Blue, lorsque Smash Daisaku, un vicieux dictateur, kidnappe l'un de ses membres (Green) afin de mettre la main sur les gemmes mystiques permettant de remettre en état de marche le terrible androïde Golden Silver fait prisonnier des années plus tôt sur une lune de G-9 par le Docteur Brown (comme Emmett), mentor de la dynastie des Gunstar.
Le design des personnages est, semblerait-il, très librement inspiré de l'anime japonais "Fushigi no umi no nadia" ("Nadia, le secret de l'eau bleue" dans nos contrées). Quoi qu'il en soit, Smash Daisaku fait figure d'une étonnante ressemblance avec Mr. Bison de SF II...
Le choix de Red en début de parcours vous permettra de faire feu en mouvement alors que celui de Blue vous donnera la possibilité de tirer dans 6 directions au lieu de 4. Peu importe le choix initial, l'action et la dynamique du jeu sont étonnement frénétiques pour l'époque et pour la console: les tirs sont rapides et les ennemis (en sur-nombre) explosent de partout. Le personnage contrôlable est également très agile et peut, outre le saut, se suspendre aux plate-formes (technique empruntée à Contra III) ou encore projeter son adversaire lorsqu'il est au corps à corps. Le frénétique passe au démentiel lors de certaines phases accélérées en glissade le long d'une ruine de temple ou à genoux sur un module roulant au fin fond d'une mine (séquence d'anthologie assurée).
Côté armement, Red/Blue n'est certainement pas en reste puisque 4 tirs sont initialement sélectionnables: un tir puissant, un laser, un tir auto-guidé ou un lance-flammes. Chacun peut être combiné avec un autre créant ainsi 12 armes puissantes et originales. A chacun de trouver son style et l'armement le plus adapté aux différents ennemis et boss.

Fixed Shot

Treasure, à travers Gunstar Heroes, nous a également démontré une chose et pas des moindres: la Super Nintendo avait beau avoir un "mode-7" et autres effets de zoom, la Megadrive en avait elle aussi dans le slip. Les graphismes raviront les amoureux des couleurs pastelles 16-bit. L'animation, quant à elle, est des plus fluides pour son temps avec des scrollings fillants à toute vitesse (point fort de la machine...Sonic, rappelez vous) et des boss ou mid-boss souvent composés de plusieurs sprites pour une plus grande aisance de mouvement.
Le level-design est l'un des plus importants points forts du jeu: riche et varié, on octroiera une mention particulière à la phase de shoot spatial (Radiant Silvergun et Ikaruga ne sont donc pas loins !) et au jeu de plateau.
Mais à ceux qui pensent que l'action prend fin au terme des 4 premiers niveaux sélectionnables, je leur dis qu'ils se fourrent le doigt dans l'oeil jusqu'à l'épaule: la durée de vie est monumentale pour un soft typé "arcade", peut être même trop d'ailleurs au vue de la difficulté relativement élevée (jusqu'à 7 boss au sein d'un même niveaux avec le mythique "Seven Force" de la mine).
La musique de Gunstar Heroes est absolument extraordinaire. Alliage parfait entre musiques speedantes et mélodies imparables, chaque thèmes font depuis bien longtemps l'unanimité dans la communauté Retrogaming.

Encycloldies : En débloquant les cinq persos cachés de Dragon Ball Z: Ultimate Battle 22 (PSX), le jeu se renommait Ultimate Battle 27 dans le menu.