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FIFA 98 En Route pour la Coupe du Monde (N64, PSX, Saturn, PC): même Thierry en rit

FIFA 98 En Route pour la Coupe du Monde (N64, PSX, Saturn, PC): même Thierry en rit

Une ambiance, du son, des gens qui commencent à sentir la ferveur qui va s'emparer de la France... Y'a pas de doute, la Coupe du Monde 98 arrive! En France, qui plus est! Et pour accompagner cet événement mondial organisé par notre beau pays, rien de tel qu'un jeu made in EA Sports, avec plein de footballeurs dedans.

Gribouillé par Jivé, 26 Sept. 2009
Côté football français, l'année 1997 n'est pas des plus exemplaires. En UEFA, le PSG se ramasse 6-1 contre la Juventus à domicile, puis se fait battre en 8e de finale de la coupe de France par un club qu'on ne redécouvre que cette année, en 2009: Clermont Foot. À cette époque où Monaco est encore une figure mythique du championnat, Thierry Henry a des cheveux et dispute son tout premier match en équipe de France, tandis que Ronaldo emporte le ballon d'or en fin d'année, et assoit la surpuissance du Brésil, grand favori de la Coupe du Monde 98 à venir. Cette fameuse coupe, attendue par des milliers de français pendant de nombreuses années, qui se déroulera dans notre belle patrie aux multiples fromages qui puent. Bref, en 1997, Youri Djorkaeff et Zinedine Zidane sont les deux créateurs de l'équipe nationale et la ligne défensive semble tout juste suffisante pour contrecarrer les plans des attaquants argentins, italiens et moins probable, brésiliens en 1998. À ce moment, le 4e opus de football de la licence FIFA débarque. FIFA 98: En route pour la coupe du monde, un titre évocateur pour beaucoup et qui annonce la couleur. L'importance n'est pas donnée aux championnats mais bel et bien à cette coupe mondiale, aux couleurs des Bleus. Et pof, premier choc en lançant la galette: le générique. Dieu que c'est laid. Des bonshommes aux têtes carrées présentent un panel de leurs meilleurs dribbles (deux au total) et coups de casque sur de la musique rock. Mais alors, quelle musique! Song 2, de Blur, le groupe mythique de Damon Albarn, futur Gorillaz. Song 2, un hymne à la puissance et au dynamisme, qui sera longtemps associé à ce FIFA. Côté sonore d'ailleurs, ce n'est pas le seul titre du jeu qui donnera des frissons au joueur. Et heureusement, la constante continuera les années suivantes avec Fatboy Slim ou encore Chumbawumba pour l'édition officielle de 1998. Bref, des sons qui résonnent encore dans nos playlists.

Whoooohooooo!

Le point le plus important du jeu est donc la phase de qualification pour la coupe du monde. Donc, forcément, des centaines de pays de toutes les ligues continentales. Aux côtés de l'Angleterre, de l'Italie, de la France ou du Brésil se trouvent la moindre petite parcelle qui sait se servir d'un ballon avec ses pieds. Les gamers seront ravis de trouver d'ailleurs les noms et maillots officiels, bien que l'intégralité des joueurs possède le même visage. Pour reconnaître un footeux, il y a plusieurs subtilités: la coupe de cheveux, la couleur de peau ou la barbe. Sinon, il faut s'aider du numéro et du nom pour voir qui est le numéro 8 de l'équipe d'Argentine et le numéro 11 de l'Arménie. Car le Bahreïn comme l'Albanie sont autant de pays inconnus dans le monde du foot mais qui sont sélectionnables dans ce magnifique jeu. Au total, 172 nations sont disponibles. Côté championnat, en parallèle des traditionnelles ligues d'Angleterre, France, Italie, Pays-Bas, Espagne et Allemagne, nous pouvons retrouver des petites surprises très intéressantes comme le Brésil, l'Écosse, la Suède, et plus étrange, la Malaisie. Sûrement car de petits asiatiques ont construit le boîtier du jeu dans des caves de ce pays. Et dans ces pays, tout le monde est présent. Très sympa, à cette époque, de voir Bastia, Cannes et Châteauroux en Ligue 1 Orange. Oups pardon, en première division du championnat de France. Ou de voir le FC Metz comme le meilleur club du championnat derrière Marseille (non mais sérieusement, à cette époque, c'était classe de jouer à Metz, arrêtez. M'en fout, j'assume). Et si je m'attarde si longuement sur les à-côtés du jeu, c'est pour la simple raison qu'une des joies de cet opus FIFA est la personnalisation des équipes, que ce soit dans les compos, les couleurs ou les joueurs. Seul petit point noir que je n'ai jamais compris dans le jeu: les transferts sont limités à 300 changements. Sans doute pour ne pas faire l'intégralité au mercato et éviter d'acheter FIFA 99.

France VS Malaisie: 11-2

Passons sur le terrain. On lance le premier match, c'est joli, on y croit. Les stades sont fidèles à la réalité et il y en a 16 différents plus un en salle pour les entraînements, ce qui est bien fendard et qui permet de faire du futsal avec ses keupins. L'ambiance dans le stade est présente, surtout par le son, mais moins par les animations dans les tribunes, qui sont en carton, un peu comme dans ISS donc. Surfant sur la vague du réalisme, même si le jeu se veut résolument arcade par rapport à son concurrent qui ne l'est pas encore vraiment, FIFA propose des conditions météorologiques variées, comme la neige, qui n'handicape pas vraiment les joueurs et la physique du ballon. C'est sympa à voir, le ciel s'assombrit, on ne voit rien à l'écran et la balle est rouge, mais sinon, le jeu est semblable. Le ballon qui, d'ailleurs, est plus gros que le joueur en lui-même (joueurs qui sont par ailleurs extrêmement tassés et carrés). Impossible de passer à côté de cette pastèque. Même Florent Maladroit pourrait taper dedans sans problème. Comme expliqué plus haut, c'est de l'arcade, nous sommes d'accord. Et il ne faut pas beaucoup de minutes de jeu pour comprendre ce que cela signifie. À partir du moment où vous pouvez mettre un but de 64 mètres, en mangeant du yaourt, les yeux fermés, les mains dans le dos avec une jambe de bois et un ballon en mousse, c'est de l'arcade. Donc FIFA 98 road to machin est bel et bien arcade. Ce qui rend la galette marrante et simple, assez pour tester diverses combinaisons et possibilités ou de tenter de prendre le contrôle de tous les joueurs présents dans les équipes (pensez à mettre Thierry Henry en équipe de France, il ne l'est pas d'office, mais il est dans les sélectionnables quand même). Un autre exemple de l'aspect très arcade du jeu, c'est le réalisme de l'arbitrage, qui est justement très peu réaliste. Une faute sifflée une fois par match, et encore, seulement si l'agresseur a pris soin de mettre du fil barbelé sur ses crampons. Petit détail marrant à ce propos, qui rajoute du réalisme cette fois: le terrain qui s'abîme au cours du match, à cause des tacles et des coups dans la motte (aucun rapport avec Martin).

Meilleur buteur de la compétition: Youri Djorkaeff

Enfin FIFA 98, dans ses «à-côtés», est très réussi. Le management d'équipe, de transferts ou de composition est efficace pour l'époque, avec de nombreuses possibilités de modifications pour faire son équipe. Les joueurs, quant à eux, étant personnalisables, disposent tous d'attributs non pas masculins, mais physiques. Un peu comme les RPG et comme dans tous les simulateurs de football du monde sur consoles, ils ont des caractéristiques qui définissent leurs niveaux de compétence. FIFA 98 propose de modifier ces attributs pour customiser les joueurs, en distribuant le nombre de points attribués à chaque item. Une certaine somme est attribuée à chaque joueur, et au gamer de faire son équilibre. C'est bien pensé, peu utile en réalité, mais intéressant pour ceux qui souhaitent approfondir un peu le jeu qui a déjà une durée de vie et un niveau de modification élevé. Durée de vie encore plus grande lorsqu'on prend le pari de faire les matchs en temps réel, c'est-à-dire sur des manches de 45 minutes. Que ce soit dans le niveau d'IA le plus faible ou en difficulté professionnelle, c'est un coup à terminer sur un score de handball, avec 13 buts de Trezeguet et 24 de Zidane. Un peu trop poussé pour un jeu arcade? Sans doute. FIFA 98 a tenté de faire le jeu le plus complet de sa génération, quelques mois avant la sortie d'un opus techniquement meilleur, intitulé Coupe du Monde 98. Mais pourtant, déjà dans l'édition de la préparation à la coupe du monde, tous les ingrédients sont là, tant mieux. Mal écrit par Jivé, 26 Sept. 2009
En conclusion
7

/10

FIFA 98: En Route pour la Coupe du Monde est un opus brillamment réussi. Réalisation au top, customisation variée et complète, système de jeu très arcade doté de nombreux gadgets qui tentent d'apporter du réalisme. Un bon cru pour la série, qui sera malheureusement très vite dépassé, six mois plus tard, par l'opus officiel de la Coupe du Monde 98. Mais ce FIFA 98 a l'avantage de proposer un contenu énorme, avec la quasi-totalité des pays engagés et les prémisses de ce que sera le jeu dix ans plus tard.
En perspective
Sur chaque test, l'auteur se pose une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?»À notre époque, heureusement, tous les opus d'arcade de football procurent autant de sensations de fun que ce jeu. Pour le côté réaliste et pour la simulation, l'évolution logique d'International Superstar Soccer, Pro Evolution Soccer, est parfaite. Quant à l'aspect coupe du monde, le plus réussi à ce jour est Coupe du Monde 98, sorti six mois plus tard.

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