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Test / Megadrive

ECCO the Dolphin (Megadrive): le delphiné libéré

ECCO the Dolphin (Megadrive): le delphiné libéré

Un jeu d’aventure dans lequel on incarne un dauphin, c’est peu commun. Meilleur ami marin de l’Homme, animal le plus tatoué sur les femmes, le delphiné n’a peur de rien et tant mieux car les abysses cachent de lourds secrets.

Gribouillé par Robin Masters, 05 Sept. 2013
Vous êtes Ecco, un dauphin jeune et vigoureux. Une tempête mystérieuse a éparpillé les membres de votre famille. Pour les retrouver, vous devrez parcourir de vastes royaumes aquatiques de pièges, de beauté et d’aventure. Essayez de résoudre les énigmes de 25 niveaux géants et affrontez les hôtes de la mer. Ce joli résumé, je le recopie du dos de la jaquette du jeu, qui sent le vieux livre oublié au fond d’un grenier. D’ailleurs, sur la face avant, j’ai même un autocollant sur lequel est inscrit ce message: «En achetant ECCO vous donnez 5 Francs pour la protection des dauphins». Je pourrais conclure ici mon test, tout est dit.

Ecconomisez en n’achetant pas ce jeu

Sans que je ne puisse jamais comprendre pourquoi, ECCO The Dolphin est pour beaucoup de joueurs un très bon jeu, sa sortie fut saluée par la critique et il revient souvent dans les très bons jeux qu’a connu la Megadrive. Alors que franchement, sur le papier, le jeu n’a rien d’excitant. On dirige un dauphin qui veut retrouver ses proches, se tape contre des requins ou des pieuvres, voyage dans le temps, le tout bercé par des musique très moyennes. Sérieusement, il n’y avait que les filles de ma classe à l’école qui aimaient les dauphins. A la même époque, je jouais à Sonic 2 ou Super Mario Kart, des vrais jeux, ou aux G.I. Joe. Je n’ai aucun grief contre nos amis les dauphins, Flipper, je trouvais même ça cool. «A l’an 3000 les gens vont se parler avec les yeux, les ondes. Ne me prends pas pour un fou, les baleines le font, les dauphins aussi», disait un jour ce philosophe natif de Berchem-Sainte-Agathe dans la région de Bruxelles-Capitale, que l’on connaît sous son surnom de JCVD, alias les Muscles de Bruxelles, alias Jean-Claude Camille François Van Varenberg. Merci Wikipédia.

Mister ECCO

Ce cher ECCO part donc en quête de ses proches et contacte une veille baleine qui l’envoie vers l’Astérite, qui l’envoie vers Atlantis, qui l’envoie à la Préhistoire, qui l’envoie ensuite ailleurs, etc. Une histoire à dormir debout, ou plutôt assis par terre devant sa console, les manettes n’avaient pas de cordons assez longs. Les trois boutons du pad servent à tout: A pour utiliser le sonar et dialoguer ou afficher la carte, le bouton B pour charger et donc manger du poisson et attaquer vos ennemis, puis C afin d’accélérer sans attaquer. La maniabilité du jeu est très bonne et on apprécie de sauter hors de l’eau pour faire des saltos ou passer des obstacles comme des récifs. Le jeu incite à l’exploration et le fait plutôt bien. A l’écran, deux barres bleues sont à guetter dans le coin supérieur gauche: l’une claire pour la réserve d’air, à surveiller pour ne pas voir ECCO mourir et finir en steak à la criée, l’autre bleue foncée qui représente les points de vie. Sachez toutefois que le dauphin peut mourir indéfiniment sans jamais risquer le game over et donc parvenir à trouver ces glyphes réparties sur 25 niveaux tranquillement. La mort fait recommencer le niveau en cours, niveau auquel on peut revenir en notant le code correspondant, comme ça pas besoin de laisser sa console allumée pendant qu’on part à l’école.

Un petit ECCO lié

Pour progresser, ECCO dialogue beaucoup avec ses amis et les animaux qu’il croise, il devra résoudre bon nombre d’énigmes assez ardues pour l’époque faisant de ce jeu l’un des plus difficiles de la Megadrive. On passe beaucoup de temps à explorer et trouver son chemin, sachant que la luminosité diminue au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans les profondeurs des océans. Des fonds marins d’ailleurs assez bien rendus, même si la plupart des décors se ressemblent et laissent une forte sensation de répétitivité, exemple de certains poissons tropicaux que l’on croisera dans les niveaux arctiques. Pour couronner le tout, il faut aimer se farcir de l’anglais exclusif puisque le jeu n’a pas été traduit dans la langue de M. Pokora. Triste. Enfin, last but not least, ECCO offre une ambiance niaise et très peu convaincante. Mal écrit par Robin Masters, 05 Sept. 2013
En conclusion
6

/10

ECCO the Dolphin, c’est un jeu marrant. Euh non, pas marrant, plutôt original. Oui voilà c’est ça, original. Comme ça, ça ne vexe personne. Si on aime les dauphins qui voyagent dans le temps, on passera un bon moment, sinon on passe à autre chose de peur de se réveiller un beau jour avec une décalcomanie de Flipper sur le bras.
En perspective
Sur chaque test, l'auteur se pose une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?»ECCO the Dolphin a connu une suite, Les Marées du temps, en 1994, un troisième épisode en 1995 et un autre épisode sur Dreamcast et PS2 dans lequel on peut dialoguer avec les hommes. Dans le genre marin, il n’y a pas grand-chose, et pour l’aventure, il y a du choix. Aladdin pour l’univers coloré ou Le Roi Lion pour le fait de contrôler un animal.