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Test / PSX

Skullmonkeys (PSX): Klaymen est une bonne pâte

Skullmonkeys (PSX): Klaymen est une bonne pâte

Deux ans après The Neverhood, le personnage Klaymen revient dans Skullmonkeys et change d'ambiance. Mais le jeu reste assez unique en son genre, puisqu'il met en scène un héros entièrement animé en pâte à modeler!

Commis par Jivé, 10 Mai 2015
Souvenez-vous, dans ces années-là, Wallace & Gromit était un véritable prodige technique à la télévision, une série entière faite en pâte à modeler. A la télé, sur MTV ou Jimmy, on regardait Celebrity Deathmatch, des combats de catchs de célébrités en pâte. Et en jeux vidéo, Claymates, ClayFighter et ClayFighter 63⅓ avaient fait le pari de porter la pâte à modeler sur consoles, avec plus ou moins de talent. Le vrai gros souvenir de «modeling clay» (nom anglais de pâte à modeler) sur nos supports de jeu, pour moi c’est Skullmonkeys, la suite de The Neverhood, une exclue PSX créé par un studio composé pour l’occasion, The Neverhood Inc.

Clay de 12

A l’inverse de son prédécesseur qui était plutôt orienté point & click, en nous mettant dans la peau d’un personnage unique en pâte (Klaymen), Skullmonkeys devient un jeu de plateformes d’aventure, où l’on reprend les rênes du premier protagoniste, qui doit désormais se battre contre une armée de Skullmonkeys, créés par Klogg, le gros méchant du premier, banni du monde de Neverhood. Plateformer oblige, la palette d’action habituelle est bien là: saut, esquive, objets et items en tous genres pour progresser.

Des petites boules de pâtes colorées font office d’étoiles à récolter (100 donnant l’invincibilité, que d’originalité) tandis que Klaymen peut également choper des boules fluo qui lui donne une résistance supplémentaire, un peu comme le masque de Crash ou le champignon de Mario.

Le singe vert, Rémy

Le bestiaire quant à lui est plutôt pauvre puisqu’on se bat la plupart du temps contre des Skullmonkeys, c’est-à-dire des singes avec une tête de mort qui hurlent un cri de chimpanzé dès qu’ils nous voient. En parlant de cri, j’ai encore le souvenir du «euuhaaa» des points de checkpoints, des arbres-oiseaux qui couinent quand on saute dessus. Vous l’avez compris, le monde de Neverhood est très original et il n’est pas sans rappeler celui de Oddworld: teintes sombres, ambiance plutôt pesante. La seule différence, c’est la bande-son qui s’approche plus d’un Crash Bandicoot, avec ses percussions et ses mesures tribales.

Good night, good fight

A l’époque, ce jeu était clairement le plus abouti dans le genre «pâte à modeler retranscrite à l’écran». Le personnage est hyper fluide, les animations bien foutues et on sent un vrai travail artistique derrière. Il faut dire aussi que le jeu a été conçu par Doug TenNapel, le papa de Earthworm Jim, et l’on y retrouve en effet une petite inspiration, notamment sur l’animation du personnage où sur les quelques touches d’humour du jeu. En y repensant, il faut bien avouer qu’il était d’une grande difficulté, même avant d’avoir rencontré les quelques boss, et son univers semble plus approprié à un jeune ado qu’un enfant. Ça reste un des très bons jeux du genre sur PSX. Gribouillé par Jivé, 10 Mai 2015
En conclusion
8

/10

De bons souvenirs avec ce jeu, platformer tout ce qu'il y a de plus habituel porté par une mise en scène presque unique, un univers et une bande-son très appréciable, et un protagoniste attachant. Quoique légèrement ardu, comme ses semblables à l'époque, Skullmonkeys vaut le détour, ne serait-ce que pour le côté Wallace & Gromit.
En perspective
Sur chaque test, l'auteur se pose une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?»Dans l'ambiance, il y a bien Oddworld, dont le deuxième opus est sorti quasi en même temps, qui a proposé un univers à mi-chemin sombre et humoristique. Pour le reste, de très bons jeux de plateformes ont fait le boulot par la suite. Mais si on cherche effectivement, le plus ressemblant, quoi de mieux que Armikrog, la suite indirecte de cette série, par le même concepteur, prévu pour fin 2015.