Test International Karate + ST - GameTrip.net : jeux oldies
Test de International Karate + sur Atari ST Informations
Les jeux de karaté étaient nombreux sur les ordinateurs 8 et 16 bits. Des titres comme Way of the Fist voulaient imposer aux jeux de combats un nouveau style très éloigné d’un Double Dragon pour offrir un gameplay plus proche soit de la réalité en tentant de s’affirmer comme référence de simulation soit comme International Karate + une direction très arcade et pourtant annonçant les prémices d’un Street Fighter. Article de kago, testé le 19/11/2006.

Il s’agit bien de l’ancêtre du titre majeur de Capcom. Pourtant, le soft de Moby Games et développé par Archer et McLean n’est jamais sorti à ma connaissance sur borne d’arcade et c’est quasiment uniquement dédié aux ordinateurs de cette époque (C64, Amstrad CPC128, Atari St, Amiga, PC).

Un gameplay mythologique

Pour beaucoup Street fighter est le Jeu de combat du siècle dernier. Pourtant, bien avant lui, IK+ avait posé les bases d’un fun bien plus agréable et surtout qui proposait un challenge à deux contre l’ordinateur. Non pas qu’il s’agisse de s’allier en mode coopération pour défoncer un ennemi dont le seul atout aurait été la difficulté à le mettre à terre. Non, car il s’agit bien d’un combat à trois dont le seul but est d’accumuler les techniques les plus dangereuses mais aussi celles qui apportent un nombre de points suffisamment important pour remporter la victoire finale.



Douze techniques sont à la disposition du joueur en utilisant les directions du stick tout en appuyant sur le bouton de tir du simple coup de poing à la face ou saut en écart facial. Rien de très extravagant, il faut bien en convenir car ses prédécesseurs offraient un peu plus de diversité. Donc sur ce point, certes IK+ est un précurseur mais il n’est pas non plus un modèle du genre. Il s’agit plus pour ce titre d’axer sa jouabilité sur le plaisir que procure l’intensité et surtout la rapidité d’exécution des mouvements. N’allait pas imaginer qu’il s’agisse d’un simple jeu de bourrin ou il suffit d’être le plus excité sur la manette. Absolument pas car il faut surtout compter sur deux paramètres très essentiels en plus de la rapidité d’exécution, la parade et le test de collision.

Style, point et parade

Tout d’abord, les techniques les plus compliquées ne sont pas celles pour lesquelles vous devrez réaliser des prouesses avec la manette. Il n’y a pas de demi tout ou de contre-sens qui ruineraient de toute façon les joystick de l’époque qui ne supportaient pas longtemps ce type de traitement. La difficulté et donc des points que vous gagnerez dont je vous rappelle qui conditionne votre victoire, sera de frapper à temps pour que vous soyez à distance. Comme souvent avec les jeux de cette époque, la marge de man½uvre ne laisse guère plus que deux pixels de marge d’erreur. Une fois dans l’action, hormis quelques énervés de la précision pixélienne, vous finissez par oublier car les coûts viennent assez rapidement et surtout les combats deviennent encore plus intensifs avec cette légère difficulté car la parade est l’autre énorme atout de ce gameplay.



Très facile à décochez, vous ne pourrez jamais vous plaindre de prendre un bon coup de pied dans la face sans en avoir eu le temps de vous défendre. Non pas que l’animation soit lente, bien au contraire. Mais, les personnages répondent au quart de seconde aux injonctions de la manette. D’ailleurs, lors de vos premières parties vous aurez l’impression d’être un cabri. Mais tout ça ne prendra pas trop longtemps afin que vous soyez habitués à la maniabilité. Le plus difficile est de se retrouver entre les deux autres combattants. Le coup, le plus difficile à réussir toujours à cause du test de collision, est le saut avec grand écart facial qui permet d’assommer vos deux adversaires en même temps. En cas de réussite, c’est la gloire assurée car ce coup apporte beaucoup de points. Erevanchil est extrêmement difficile de ne pas se faire toucher par un des deux concurrents. Vos combattants n’étant pas des poulpes, ils ne peuvent se protéger à l’avant et dans le dos.

Une réalisation splendide

Il faut bien se remettre en mémoire les capacités graphiques mais surtout d’animation qu’offraient les ordinateurs 8 et 16 bits, avec des différences notables entre ces deux générations qui ont égayé les années 80. IK+ se démarquent aussi de cette époque en offrant par exemple dans les mini-jeux où l’on doit renvoyer avec un bouclier des balles qui arrivent de chaque côté des animations très complexes et très travaillées.



Il est vrai que les combattants affichent des graphismes assez simplistes mais qui a l’époque n’avait rien de ridicule. L’accent comme vous l’aurez bien compris était surtout mis sur l’execution rapide des moindres gestes et surtout une fluidité sans le moindre accros. Il existe même un niveau Turbo permettant encore d’augmenter la vitesse de jeu. On peut néanmoins reprocher que les combattants se traversent lors de coup imprécis. Toutefois, sans cette astuce, les programmeurs n’auraient jamais pu nous offrir un gameplay aussi vif et réactif. Si les combattants s’étaient bloqués à la moindre erreur de distance, nous n’aurions jamais pu vivre une telle expérience ludique. Du côté des musiques comme bien souvent, il faut distinguer les versions 8 et 16 bits. Pour la plus ancienne génération, le son est certes très largement au niveau des productions de ces machines, ceci étant les pauvres capacités des machines donnent un son s’approchant plus d’un bip musical alors que les versions Amiga et plus particulièrement Atari (dont c’était le point fort) proposaient une musique japonisante teintée d’un electro de supermarché. Mais à l’époque, on trouvait cela génial !



En bref...
Nous ne pouvons que vous conseiller de découvrir ou de redécouvrir ce must du jeu de combat. Bien avant un Street Fighter qui de toute façon n’arrive pas forcément au même niveau de plaisir en multijoueurs, IK+ est un titre formidable qui ne connut pourtant pas de longues suites comme le titre de Capcom. A peine a-t-on pu voir un pauvre épisode en 2000 sur Game Boy avec une réalisation qui ne faisait guère honneur à son ancêtre. A redécouvrir d’urgence !
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Note et comparatif avec les jeux similaires récents
8/10
Précurseur des jeux de combats, IK+ se démarque par la rapidité de son gameplay et l'importance donnée au bonus de point pour les meilleurs coups. Un titre à la réalisation certes vieillote mais qui en éclatera plus d'un surtout en multi.

Titre original : IK+
Developpé par System 3
Genre : Combat
Sortie française : 1987
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Un contre deux, du gâteau !


Le soleil couchant sur l'eau est bien rendu et animé.


Papi Fighter vient faire le résumé du combat.

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Encycloldies : La console la plus chère fut la 3D0, sortie en 1993 aux USA, au prix de 700 dollars.
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