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Test / A7800

Super Skateboardin' (Atari 7800): prenez votre pied et faites la planche

Super Skateboardin' (Atari 7800): prenez votre pied et faites la planche

Paperboy, sans le vélo, sans le courrier, sans les chiens, sans les voitures, sans le gameplay pourri et sans Paperboy, ben c’est un peu Super Skateboardin’, mais avec un skate, des ampoules, un château et un gameplay. Pwned.

Torché par Robin Masters, 06 Sept. 2007
Eh oui, la mode de mettre un apostrophe à la place du g dans un jeu terminant par ing n’est pas toute récente. En 1988 déjà, l’Atari 7800 offrait un jeu portant cette marque de fabrique désormais répandue, sûrement l’un des premiers jeux à le faire, ce qui entraîna la mort tragique de Pierre Desproges et de Clifford D. Simak, deux grands hommes que nous regrettons tous. Après cet hommage ô combien émouvant, parlons du jeu. Développé par Absolute Entertainment, ancien studio de développement américain fondé en 1986 par plusieurs gays et notamment le sexy David Crane, à qui l’on doit le connu Pitfall, l’immense Ghostbusters et le mythique The Rescue of Princess Blobette, dont je viens d’apprendre l’existence grâce à Wikipédia. Notre David Crane donc, producteur quand il en a envie, entre 16h et 17h, et seulement le 29 février, a une idée originale de jeu sur Atari 7800. On se demande encore comment cette idée lui est venue à l’esprit. Notre héros possède une grande maison, plus grande qu’un manoir ou qu’un château et avant de s’en aller on suppose en vacances, ou au ciné, ou voir les putes ou vendre de la coke, il doit éteindre toutes les lumières. Et comme cela prend du temps, autant faire ça en skate!

Tony Hawk nude pr0n

Vous n’avez pas rêvé, il s’agit vraiment de tout éteindre en skate, et dans un temps imparti. Notre héros, habillé avec un t-shirt et un short plutôt laids tous les deux, monte sur son skate et fonce à travers la maison en ouvrant les portes à la volée, en empruntant des tuyaux servant de raccourcis vous faisant grimper de plusieurs étages et utiles pour accéder aux zones cachées. Les étages, je ne sais plus combien il y en a, mais le nombre est grand c’est sûr. Sans oublier sous-sol et les endroits pièges. Pour éteindre les lumières, c’est simple, vous sautez sur les ampoules accrochées au plafond et hop, clic, éteint. Le tout est immense, il y a même un toit. Et détail amusant, si vous sautez du toit en essayant de faire votre Peter Petrelli vous échouerez lamentablement dans les poubelles 20 mètres plus bas. Tellement marrant qu’il m’arrivait d’allumer le jeu juste pour me taper un petit délire.

Un gameplay complexe

Evitez de prendre mon intertitre au sérieux, hein! Le gameplay est d’une facilité déconcertante. Vous avancez à gauche ou à droite, le skater ne s’arrête jamais, une bonne dextérité est de rigueur, car il roule plutôt rapidement. Trop, même, parfois. J’en ai bouffé des murs, et des poubelles, ahahah, hihihi, ohohoho, huhuhu, oups, merde, BOUM, aïe, put***, fais ch*** bordel de mer** de sa mère la grosse sal*** de bât*** d’enc*** de sale conn***. Excusez-moi, j’ai trébuché. Je reprends. Je me marrais bien avec ce jeu, intéressant, simplissime, se finissant plus ou moins rapidement selon l’état de forme du joueur. Découvert à l’âge de six ans environ, soit un peu plus de deux ans après sa sortie, il fut l’un de mes premiers éclats dans le jeu vidéo, m’octroyant une dextérité hors norme encore utile aujourd’hui. Vous avez bien compris, ma formation et mon talent viennent de là. Je m’aime, merci à vous, je vous embrasse aussi. Torché par Robin Masters, 06 Sept. 2007
En conclusion
8

/10

Super Skateboardin’ est un jeu super. Prise en main immédiate, né, on le devine, d’une idée à la con ou d’un pari, il m’a tellement occupé que le souvenir en est intact et m’y replonger est un vrai bonheur.
En perspective
Sur chaque test, l'auteur se pose une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?»Rien de semblable n’a été fait depuis, dans le genre. Des jeux de skate plus conventionnels, on en a eu, oui, et un sacré paquet mais ça n’avait rien à voir.

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