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Dossier / les événements

Live from Apero Gaming

Live from Apero Gaming

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. Quand il n’y en a plus, il y en a encore. S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème. Neige au grenier, feu à la cave. Mains froides, cœur chaud. Pierre qui roule n’amasse pas mousse. Non, en effet, je n’ai pas d’idée pour mon intro, mais lisez quand même la suite, hein.

Gribouillé par Robin Masters, 12 Juil. 2007
Le 28 juin dernier se déroulait dans un endroit secret dans Paris que je dévoilerai en exclu ci-dessous l’Apéro Gaming, événement organisé par les super joueuses de la team Fragdolls. Excellente initiative pour jouer à la Wii ou à la DS, mais surtout pour apprécier le Corner Vintage, sorte de coin avec les consoles qui ont fait la gloire du jeu vidéo. Alors, de l’Atari 2600 à la Saturn en passant par la Master System, petit florilège de ces magnifiques vieilleries éternelles qui m’ont permis de retourner en enfance, bien que je ne l’ai jamais quittée.

Les tout petits bits

Elles étaient au nombre de trois. La Jeanne Calment de l’event était l’Atari 2600, datant de 1977 et sur laquelle tournait le jeu préféré de ma partenaire à savoir Space Invaders. Preuve en est, elle m’a battu, ainsi que d’autres illustres fous osant s’y confronter. Le plus triste, je crois, c’est lorsque nous avons aperçu des gamers dans la fleur de l’âge ne sachant pas y jouer, dommage pour la console la plus basique du monde. Passons une année désormais, puisqu’on arrive en 1978, date de sortie du Videopac fabriqué par Philips et conçue par Magnavox, afin de contrer la 2600 d’Atari. Ressemblant énormément à l’Odyssey, cette console coûtait 1790 francs pour offrir 8 bits et prenait une place folle dans votre salon. La console, techniquement en retard, eut beaucoup de succès, notamment en Europe. Finissons par la Vectrex, datant de 1982, vendue 2400 francs, avec 8 bits mais avec un concept unique. L’écran vectoriel intégré n’est pas composé de pixels mais de lignes continues droites. Son charme particulier et sa trentaine de jeux ont séduit beaucoup de fans, bien que sa longévité aurait pu être tout autre s’il n’y avait pas eu le fameux krach du jeu vidéo pénalisant lourdement l’industrie minime de l’époque, relancée grâce à Mario en 1985, année charnelle pour moi-même.

Les classiques

Super Mario Bros et la NES. Alex Kidd et la Master System. Bomberman et le PC Engine. Tout un art. Des superbes consoles dans le creux des années 80, l’apothéose et fin des 8 bits. Cette fois-ci, des développeurs poussent d’un peu partout et des jeux en couleurs, de qualité voient le jour. Chaque console a sa mascotte et SON jeu phare. Sur la NES sortie en 1985, on se souvient des Mario, des Dragon Quest, des premiers Final Fantasy, de Zelda ou encore Metroid. Des jeux qu’on ne présente plus. Sa concurrente la plus proche fut la Master System, sortie en 1986 mais qui n’arriva qu’à la suivre sans jamais la devancer. Là aussi de superbes jeux comme Alex Kidd, Bubble Bobble, Ecco the dolphin, Golden Axe, Ninja Gaiden ou encore Rampage. Inoubliables. S’en suivit en 1987 d’une console encore adulée aujourd’hui, le PC Engine qui a offert de véritables bombes aux joueurs, comme R-Type, Shinobi ou Fatal Fury Special. Époque magique donc, qui lança l’industrie.

Le duel acharné

Après s’être fait coiffé sur le poteau par Nintendo, Sega prit les devants et lança en 1989 (à peine trois ans après la Master System) la Megadrive, console 16 bits révolutionnaire, mythique pour beaucoup. Je me souviens des heures passées sur Street of Rage, Sonic, Earthworm Jim, Mortal Kombat, etc.

La riposte ne tarda pas, puisqu’un an plus tard débarqua la SNES, ou Super Nintendo Entertainment System. Et là, Nintendo frappe encore plus fort. Tandis que Sega troquait Alex Kidd contre Sonic, Big N gardait Mario comme mascotte et son jeu de kart fut le fer de lance de la console. Sans oublier Secret of Mana, Zelda, Street Fighter II, Kirby ou encore Mega Man. Sortie également durant cette période, la (ou plutôt le) Game Boy de Nintendo qui squattait sans aucune concurrence le marché de la console portable. La Game Gear tenta tant bien que mal de la concurrencer mais Sega échoua une fois de plus.

Il ne peut en rester qu’un

1994. La Saturn sort. En 32 bits, dotée d’un excellent processeur sonore et d’un 2D quasi parfaite, elle pèche par son architecture rendant les développements de jeux très complexes, surtout face à la Playstation de Sony. Son principal défaut malgré quelques bons jeux (Sega Rally, Dragon Force ou Magic Carpet) est qu’elle est sortie trop tôt. Personne n’a vraiment été prêt à l’accueillir. Précipiter les choses n’est jamais bon. Preuve en est puisque Nintendo sortit tranquillement sa N64 en 1996 avec succès, console longtemps adulée pour ses cartouches annulant tout temps de chargement dans un jeu, et ses grosses bombes comme Goldeneye, Perfect Dark, Zelda ou Banjo & Kazooie. Lamentablement, Sega coulait. Avec un troisième constructeur sur le marché, la mission était dure. 11 millions. Le nombre de Dreamcast vendues. Sortie en 1998, la dernière console de l’éditeur japonais fut l’une des meilleures: 128 bits, connexion internet, des gachettes analogiques, carte mémoire avec écran LCD intégré à la manette, elle était de qualité mais le succès ne fut pas à la hauteur des attentes. Le marché était déjà trop dominé par Sony. Avec pourtant de grands jeux comme Sonic Adventure, Shenmue ou Jet Set Radio, Sega arrêta là sa fabrication de console, assumant son échec et laissant le flambeau à Microsoft.

Merci à Coco pour ses photos et aux organisatrices pour leur amabilité. Ci-dessus quelques photos pour vous, mes fans. L’homme en blanc est peut-être moi. Replonger dans le passé n’est pas toujours sans séquelles. Mais dans celui du jeu vidéo au travers d’un évènement comme celui organisé au Printemps de Paris, cela fait chaud au cœur. À quand un grand salon entièrement Retro Gaming? Commis par Robin Masters, 12 Juil. 2007