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Shinobi II The Silent Fury: la lame fatale

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Jeu GameGear | Beat Them All | Edité par SEGA | Sorti en 1992
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Après un premier opus sorti dans les salles d’arcade et porté sur un grand nombre de supports, SEGA nous offre une suite digne de ce nom exclusive à la Game Gear. On repart donc à l’aventure avec nos chers ninjas surdoués. D’avance, c’est un régal.

TLDR

FUN
Mon préféré
JOUABILITÉ
Varié et intelligent
TECHNIQUE
Merci la Game Gear
NOSTALGIE
J'aime bien les Shinobis

Les niveaux peuvent être joués dans n'importe quel ordre.
Dans le premier opus, Joe Musashi, le ninja rouge, devait sauver ses potes, les ninjas élémentaires, des griffes du mal. Doué d’aptitudes certaines, ces ninjas se révélaient puissants mais pas toujours très utiles. Dans ce deuxième opus, la donne change. L’école d’Oboro possède et protège les quatre cristaux élémentaires depuis un paquet de siècles et chaque cristal a sa couleur: le rose pour le feu, le vert pour la terre, le bleu pour l’air et le jaune pour l’eau. Chacun de ces cristaux est protégé par un ninja appelé ninja élémentaire. Jusque là, tout va bien. Sauf que, les méchants, les Technos Guerriers, avec l’aide de Ninja Noir, ont dérobé ces cristaux et emprisonné les quatres ninjas colorés. Le but du jeu s’avère donc simple: libérer les ninjas et récupérer les cristaux, un point, c’est tout.

Force Jaune cocu, à moi!

Faites pause et changez de personnage ou lancez son attaque spéciale.
C’est encore Joe Musashi, le ninja rouge, que l’on incarne au début du commencement du jeu. Quatre niveaux s’offrent à nous avec pour chacun un thème différent: une usine, un temple japonais, un chantier en ville, des grottes et petites montagnes avec des ravins et compagnie. L’évolution du jeu se fera en deux parties. Tout d’abord, il faudra terminer chacun de ces niveaux pour affronter le boss local que le Ninja Noir vous laisse en cadeau et ainsi libérer un ninja élémentaire. Mais ce n’est pas fini, vous devrez revenir dans ce niveau pour cette fois trouver le cristal élémentaire toujours bien caché. Et c’est n’est pas avec le ninja vert que vous trouverez le cristal vert, ce serait trop simple! Un conseil, donc: libérez tous les ninjas élémentaires puis allez chercher vos cristaux ensuite! De toute façon, difficile de faire autrement.

Force Rose, que puis-je pour vous, mmh?!

Kaméhaméha!
La force du jeu réside dans sa variété aux niveaux des personnages et de leurs compétences. D’accord, seules les couleurs changent, mais le reste est hautement plus utile. Le ninja rouge tout d’abord, armé d’un katana, peut renvoyer rochers et bombes avec son sabre, son pouvoir spécial lui permet de se téléporter au début du niveau. C’est déjà ça. Utiliser son pouvoir nécessite d’avoir ramassé au préalable un item de pouvoir pour le lancer. Le ninja vert est équipé de shurikens (très efficaces), peut effectuer Le double saut et provoque un tremblement de terre quand il est en colère. Le bleu provoque des tornades, attaque à distance grâce à son grappin qui lui permet également de s’accrocher aux endroits prévus pour et ainsi accéder à des zones normalement inaccessibles. Les deux ninjas les plus moches: le jaune tout d’abord, est équipé d’un boomerang, il peut marcher sur l’eau et devenir invulnérable durant quelques secondes et le rose, par forcément le plus gay si l’on en croit ses dires, lance des bombes, éclaire les zones trop sombres et s’accroche aux plafonds. Le dingue.

Des ennemis en rollers, on aura tout vu

Voyons voir ce que cela donne une fois dans le jeu. La maniabilité s’avère excellente, on peut sauter, marcher accroupi, tirer et effectuer son attaque spéciale. Dommage que le personnage soit trop lent, mais les ninjas ne sont jamais pressés, il faut croire. Vous ramasserez des cœurs, des vies et quelques items pour vos attaques spéciales. Une fois tous vos ninjas sauvés, vous pouvez à tout moment en jeu passer d’un ninja à l’autre, pratique selon la situation qui se présente à vous. Notez toutefois que dès votre second passage dans un niveau, les ennemis se montreront plus résistants et plus nombreux. Parlons-en d’ailleurs. Des ninjas au sabre, avec des bombes, qui surgissent du sol, et quelques-uns en rollers. Original. Selon votre manière de jouer, vous évoluerez vite avec vos persos favoris, sachant que vous ferez appel à chacun d’eux à un moment donné pour aller chercher un cristal. Ainsi, vous risquez de vite vous retrouver avec le ninja vert ou rouge tant ils sont bons. Une fois tous les cristaux et ninjas retrouvés, le dernier niveau s’offrira à vous. Dans celui-ci, vous affronterez des ninjas noirs et tous les boss un par un. Une belle apothéose! Graphiquement, c’est d’époque Game Gear, avec des couleurs très vives, qui font assez mal aux yeux au bout d’un moment. En revanche, les effets et attaques spéciales sont de toute beauté! La bande-son? assez stridente aujourd’hui? fut réalisée par Yuzo Koshiro et carrément bluffante il y a 16 ans. - Torché le 01/08/2008 à 17h53 par Robin Masters.
La péroraison
Une durée de vie exemplaire grâce à la difficulté croissante et bien dosée, un gameplay bien pensé, une histoire pas trop complexe mais des ninjas un poil lents et quelques ralentissements par moment un peu agaçants. Mais face à toutes ces qualités et compte tenu du peu de jeux de ce genre sur la portable de SEGA, ce titre est indispensable.
Futur en tailleur
Sur chaque test, l'auteur se met en tailleur pour se poser une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?» Un opus a vu le jour sur Mega Drive, un autre sur Game Boy, et même un dernier sur PS2 récemment. Rien de bien extraordinaire, des jeux moyens, et dans le même style, on pourra noter certains Castlevania ou autres consorts du genre.
Le verdict
Jeu GameGear | Beat Them All | Edité par SEGA | Sorti en 1992
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8
10