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Test / SNES

Chrono Trigger (SNES): le chrono, maître des jeux vidéo

Chrono Trigger (SNES): le chrono, maître des jeux vidéo

Parce qu’Akira Toriyama c’est pas seulement Dragon Ball et Dragon Quest, parce que j’ai toujours trouvé que les DeLorean étaient des bagnoles qui avaient de la gueule, parce que, quand je vois le résultat du Loto à la télé, je me dis que ce serait bien si je pouvais revenir quelques heures dans le passé histoire de changer ma grille; pour toutes ces raisons, et bien d’autres, je vous emmène en 1995. Qu’est-ce qu’il y a de bien en 1995? La sortie de Chrono Trigger sur Super Nintendo, pardi!

Commis par samcarredas, 27 Août 2009
Si Retour vers le futur était un jeu vidéo, ce serait le RPG Chrono Trigger, Michael J. Fox en moins, Chrono en plus. Chrono est un jeune homme un peu rebelle aux cheveux rouges en pétard. C’est lui le principal héros des aventures de Chrono Trigger. Je dis «principal» car le jeu va permettre au joueur de diriger un total de 6 personnages, ayant tous bénéficié du talent d’Akira Toriyama, célèbre designer de Dragon Quest et créateur du manga Dragon Ball. Monsieur Toriyama n’est d’ailleurs pas la seule tête connue du peloton ayant œuvré pour le développement de Chrono Trigger. Mais comme je suis sûr que vous préférez vous pomponner le popotin avec des cotons imbibés de fard à paupières plutôt que de lire une liste de noms, on va passer l’étape des présentations et parler du jeu. C’est d’ailleurs une bonne occasion d’en parler puisque Chrono Trigger a été réédité cette année (2009) sur Nintendo DS avec une distribution pour l’Europe et une traduction en français, deux traitements de faveur dont n’avait pas bénéficié la cartouche Super Nintendo en 1995.

Einstein met le dawa!

Tout commence en l’an 1000 dans le royaume de Gardia. Pour information, l’an 1000 dans le jeu correspond à peu près à «aujourd’hui», pour nous, joueurs de la vie nulle mais réelle. Chrono, donc, le jeune homme que nous avons présenté un peu plus haut, a une amie qui s’appelle Lucca. Elle est moche, elle s’habille mal mais elle a un gros QI grâce auquel elle bricole assez bien. Contente de sa dernière invention, un télé-transporteur, elle veut montrer l’engin à Chrono et même lui faire une petite démo perso. Entre temps, notre jeune homme aura fait la connaissance d’une jolie blondinette un peu chelou, Marle, qui viendra aussi pour voir la démonstration. Évidemment, l’expérience tourne mal. Marle est envoyée accidentellement dans le passé, en l’an 600 (Moyen Âge). Elle sera rapidement suivie par ses 2 compères.

88 miles à l'heure!

Le scénario qui suit obligera nos jeunes héros à se promener à travers le temps et à faire des allers-retours entre différentes époques, toutes interconnectées, avec les conséquences que ça a. Ouvrez un coffre en l’an 600 et vous le retrouverez logiquement ouvert en l’an 1000. Soyez moins débile, commencez par ouvrir le coffre en l’an 1000 pour pouvoir le rouvrir en l’an 600 et récupérer ainsi une 2ème fois son contenu. Compris? La base du concept est finalement la même que celle qui régit le passage du monde de la lumière à celui de l’ombre dans The legend of Zelda: A Link to the past, mais les mécanismes sont différents. C’est simple mais jouissivement efficace. Tout ça nous amène dans une quête de 20 heures qui pourra être agrémentée de quelques missions annexes très intéressantes, et à chaque fois centrées sur l’histoire d’un des personnages jouables.

Ambiance, Damido et Compagnie...

Question ambiance ça dépote sévère. Quand je dis que ça dépote, il ne faut pas s’attendre à de la techno à fond et des spots lumineux dans tous les sens, mais plutôt à un ton mélancolique particulièrement communicatif, à la Final Fantasy VI ou même Secret of Evermore. On retrouve d’ailleurs la thématique de l’Apocalypse chère à Squaresoft, soit explicitement dans la narration, soit au travers de certains environnements comme le futur à la Terminator, où les immeubles effondrés sont habités par des humains SDF et le monde dominé par les robots. Le tout est beau, les sprites sont gros, les mélodies sont tantôt dynamiques, tantôt oniriques, et quelque notes d’humour ici et là agrémentent un scénario assez noir. I like it.

Oh mon Dieu! Et moi qui pensais les avoir semés…

Parce que Chrono Trigger serait, à priori, un jeu très chiant sans combats, l’équipe de développement a eu la bonne idée d’en inclure. Ces combats se déroulent au tour par tour, ou en tower by tower comme on dirait dans un anglais douteux. On peut relever quelques originalités. D’abord les ennemis sont visibles avant les rencontres. Ils passent leur temps à manger de l’herbe et à se gratter le nez, mais, dès qu’ils s’aperçoivent de la présence de Chrono ou d’un de ses compères, ils interrompent leurs passionnants passe-temps et c’est la baston. Le fait de voir les monstres sur le terrain avant la bagarre enlève d’ailleurs une certaine frustration qui existe dans les RPG classiques à cause de la soudaineté des combats. Parce que, se promener sur une carte et se taper toutes les 5 secondes une attaque surprise de lapins crétins en rogne, comme dans Final Fantasy VI, ça peut vite donner envie de commettre des meurtres dans la vie réelle. Mais de toute façon, dans Chrono Trigger les méchants sont bêtes, ils ne circulent pas sur la mappemonde et c’est mieux comme ça. Seuls les passages hors mappemonde, les grottes et les donjons en sont infestés.

Pour la suite, passons l’explication sur le concept de déplacement des ennemis en combats, et ne parlons pas non plus de la possibilité d’apprendre des techniques (magies /coups physiques puissants) en gagnant de l’expérience, ni de l’opportunité de déclencher des combos en faisant appel en même temps aux 3 combattants sur le terrain. Tout ça, vous le découvrirez en jouant, comme le reste d’ailleurs, mais le reste j’ai envie d’en parler. Insistons plutôt sur les manipulations en combat, carrément intuitives, notamment grâce à un système qui permet de voir sur la même ligne les panneaux de contrôle de tous les attaquants, et de jongler simplement entre eux à l’aide de la croix multidirectionnelle. Si d’emblée ceci peut vous sembler gadget, vous changerez vite d’avis une fois la manette en main tant ça facilite la vie. Mal écrit par samcarredas, 27 Août 2009
En conclusion
10

/10

Chrono Trigger est le 3ème larron du trio de la mort-qui-tue-tout du RPG old-school, aux côtés de The legend of Zelda: A Link to the past et de Final Fantasy VI. Chrono Trigger prend ce qu’il y a de mieux chez les RPG au tour par tour en jetant à la poubelle toute la lourdeur qui caractérise habituellement ce type de jeu. Conséquence: à vouloir écrémer on perd certes un tout petit peu en profondeur, mais question fun par contre… Bah… C’est fun quoi!
En perspective
Sur chaque test, l'auteur se pose une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?»Notez simplement que Chrono Trigger a eu droit à une suite, pas dans un hôtel, mais plutôt sur PlayStation 1ère du nom: Chrono Cross. Malgré un bande son au top, Chrono Cross ne parviendra pas à dégager autant de charme que son grand frère et ne passera donc pas le portail magique qui permet d’accéder au petit monde des titres cultes.

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