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StarCraft (PC): dans l'espace, personne ne vous entendra crafter

StarCraft (PC): dans l'espace, personne ne vous entendra crafter

Quand un amateur de vin vous conseille une bonne bouteille, il va vous sortir le grand jeu, avec du Saint-émilion par exemple. Et bien pour le jeu vidéo, c’est pareil! Quand un amateur de STR vous conseille un bon jeu, il vous parle de Starcraft, l’un des maîtres absolus qui a démocratisé le genre de la stratégie. Et si l’on vous conseille un autre jeu, méfiez-vous! Cela veut dire que votre amateur de jeu est aussi un amateur de vin et que le Saint-émilion est en train de faire effet.

Gribouillé par Mr-Mushroom, 08 Oct. 2013
Non content d’être l’un des pères fondateurs du STR, Starcraft est aussi un jeu complet. Pour en être convaincu, il suffit de jeter un coup d’œil à sa campagne solo, ou plutôt à ses trois campagnes solos. Celles-ci plongeront le joueur dans un univers futuriste où il sera amené à faire connaissance avec les trois races au cœur du jeu: les Terrans, descendants des terriens, les Zergs, une race à mi-chemin entre les reptiles et les insectes, et les Protoss, des aliens très avancés technologiquement. Si vous en doutiez encore, sachez que chaque race bénéficiera de sa propre campagne qui inclura une dizaine de missions ainsi que plusieurs cinématiques. On peut d’ailleurs faire une brève parenthèse sur ces scénettes qui sont, pour l’époque, complètement en avance sur tout ce qui se faisait en matière graphique. Mais le gros point fort du mode solo reste quand même son scénario réparti à travers les trois campagnes. Sans spoiler le lecteur, on peut affirmer sans hésiter qu’il s’agit d’une des meilleures histoires de science-fiction, digne des plus grandes œuvres littéraires et cinématographiques. Mêlant à la fois politique, trahison, et suspense, l’histoire est convaincante et n’a pas perdu une ride malgré les années.

Chacun sa race, chacun son gameplay

Au niveau du gameplay, Starcraft joue sur les bases classiques du STR que tous les joueurs connaissent de nos jours: récolter des ressources, construire sa base, crée une armée, envahir l’adversaire… En revanche, c’est l’un des premiers jeux à avoir mis au point des races complètement différentes les unes des autres. Hormis la récolte des ressources, chaque race présente des forces et des faiblesses qui leur sont propre. Les Protoss par exemple comptent des unités très puissantes individuellement comparées aux autres races, mais qui coûtent très cher et qui sont longues à produire. Les Zergs, au contraire, sont très faibles et doivent compter sur un grand nombre d’unités coûtant peu cher. Idem pour les bâtiments, les Protoss et les Terrans ont quelques similitudes de ce côté, mais les Zergs n’ont par exemple qu’un seul bâtiment pour produire toutes leurs troupes. Ce large éventail de différences laisse d’autant plus de choix stratégiques au joueur: agression en début de partie, guérilla ou encore conquête militaire… Les options sont nombreuses.

Et après la campagne qu’est qu’on fait?

Blizzard, les développeurs du jeu, ont été très généreux avec les joueurs. En plus de la trentaine de missions du scénario, un mode «escarmouche» et un mode multi-joueurs sont disponibles. Le premier propose de se friter avec l’ordinateur en démarrant la partie avec quelques ouvriers et un bâtiment de base sur des cartes allant de 2 à 8 joueurs. Si cet ajout est une bonne idée, l’intérêt s’épuise très rapidement. D’abord parce que l’I.A. est une véritable machine à tuer pour un joueur lambda et qu’il n’existe aucun moyen pour la régler. Et deuxièmement, il n’est possible de créer que des parties où chaque camp combat pour sa pomme ou alors des parties où toutes les armées contrôlées par l’ordinateur sont liguées contre vous. Survivre dans ce mode relève juste du parcours du combattant. Le mode multi-joueurs est beaucoup plus intéressant. Il permet de réunir jusqu’à 8 joueurs pour des affrontements via internet. Si ce constat parait évident de nos jours, il l’était beaucoup moins en 1998. Une fois de plus, Starcraft est un jeu en avance sur son temps et même si peu de joueurs de l’époque avaient un abonnement internet illimité, ce mode est un atout sans précédent en termes d’expérience de jeu.

Artistes, exprimez-vous!

Pour prouver à quel point Starcraft est généreux et plein de bonnes idées, il est temps de parler de son aspect «moddable». En effet, le jeu peut être amélioré par les joueurs via un éditeur de carte. Libre à vous de créer le champ de bataille qui vous plaira et cela dans les moindres détails, puisque l’éditeur de carte est un outil très complet. Les joueurs les plus créatifs pourront également créer des «mods», c’est-à-dire des jeux au gameplay différent mais créés sur la base de Starcraft. Pour couronner le tout, sachez que chaque création peut être diffusée sur le net afin que toute la communauté du jeu puisse en bénéficier. Torché par Mr-Mushroom, 08 Oct. 2013
En conclusion
9

/10

Si on fait les comptes, pour un Starcraft acheté vous avez le droit à trois campagnes solo, un mode multi-joueurs, un mode de combat contre l’ordinateur et un éditeur de carte. Pas mal pour une vieillerie. Et le plus beau dans tout ça, c’est que le jeu est estampillé Blizzard, et donc gage de qualité. Il ne manque plus qu’un café bien chaud et les nostalgiques vont pouvoir passer des nuits blanches devant leurs ordis.
En perspective
Sur chaque test, l'auteur se pose une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?»Avec Starcraft, Blizzard a montré que c’était lui le patron du STR, et il n’a pas cessé de le prouver depuis. D’abord avec Starcraft: Brood War, l’extension du jeu, et surtout avec Warcraft 3, un opus de la licence la plus lucrative du studio, qui est de loin le jeu qui ressemble le plus à Starcraft. Parmi les bons jeux de stratégie, on peut mentionner la série des Command and Conquer qui est quasiment aussi veille que Starcraft et toute aussi bonne. La série des Dawn of War est aussi une bonne référence et reprend le système de race asymétrique.