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Indiana Jones and the Fate of Atlantis: un bon coup de fouet sur PC

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Jeu PC | Aventure | Edité par LucasArts | Sorti en Juin 1992
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Je vais commencer ce test par une petite anecdote: saviez-vous que le nom d'Indiana Jones vient du nom du chien de Steven Spielberg (Indy). C'est pour ça que dans les films et les jeux, les protagonistes font souvent la vanne à notre héros: «Indy? C'est pas le nom d'un chien ça?». Et là, je viens de me rappeler que ma tante a un chien qui s'appelle Indy. Oh, damnit!

TLDR

FUN
Des fulgurances
JOUABILITÉ
Pur LucasArts
TECHNIQUE
La qualité
NOSTALGIE
J'en frisonne encore
Indiana Jones, de son vrai nom Henry Walden Jones Jr, est connu pour être un aventurier qui n'a peur de rien sauf des serpents, avec un chapeau de cowboy, un fouet de cowboy, une allure de cowboy, sauf qu'il se bat principalement contre des nazis et non des apaches. Notre protagoniste macho revient en 1992 dans une aventure signée LucasArts, qui comme à son habitude, nous offre un point & click digne de la licence et du genre.

«Sa place est dans un musée!»

Un genre d'énigme? Ah non, c'est le mot de passe anti piratage de 1992 (véridique).
Avec cette citation du troisième film de l'aventure, parlons du jeu. Comme le titre l'indique justement, Indy sera à la recherche du mystère de l'Atlantide, suite aux écrits de Platon sur la pierre philosophale. Dans un univers graphique ressemblant évidemment à Monkey Island 2 ou autres jeux LucasArts du moteur ScuMM, vous allez contrôler le héros dans des péripéties sur plusieurs tableaux, dans plusieurs pays, que ce soit aux Açores, dans une pyramide Maya ou dans une montgolfière au-dessus du désert. Il découvrira, et ça prouve qu'il n'a jamais de chance, que les nazis sont également sur le coup. L'action commence réellement lorsqu'il apprend qu'un scientifique ayant trouvé un artefact étrange n'est autre qu'un officier nazi à la recherche de la technologie millénaire des Atlantes. Indy devra alors se faire aider de Sophia Hapgood (une amie de son ancienne aventure, devenue médium et passionnée/possédée par l'Atlantide) ou de son fidèle ami Marcus Brody. Le jeu reprenant les idées principales de la saga filmographique, il est tourné autour des éléments récurrents: peur des serpents, relations d'Indy, répliques qui font mouche, succès auprès des femmes, aventures dangereuses… Une œuvre vidéo ludique très fidèle à l'originale.

«Indy? C'est pas le nom d'un chien?»

Dans quelques secondes, Indiana Jones va passer par ici (et par la fenêtre).
Une certaine nouveauté apparaît dans cet opus de la série des jeux basés sur ScuMM, c'est le choix de la voie. En effet, vous pouvez choisir la voie des poings, la voie de la sagesse et la voie de la coopération. Si dans les deux premières voies, vous ne contrôlez que le héros, soit macho et violent, soit débrouillard et raisonnée, la troisième voie vous propose de contrôler alternativement Indy et Sophia, afin de débloquer les mécanismes et parcourir les différents éléments du jeu. Bref, usez à volonté du tour de poitrine de Sophia et du fouet d'Indiana. De toutes manières, l'aventure sera dirigée par ces deux protagonistes que tout oppose, ce qui donnera lieu à des dialogues toujours aussi croustillants (on retrouve encore une fois la patte de LucasArts) entre surnaturel et rationalisme.

Encore une fois, une tuerie dans le monde des point & click

Tu me fais pas peur, avec ton arme en pixel!
Ce n'est pas le premier de la longue série ScuMM, et ce n'est pas non plus le plus mauvais. Au contraire. Cet opus d'Indiana Jones est le meilleur de la série de l'aventure, et un des meilleurs jeux de point & click des années 1990. Les énigmes sont bien dosées, en fonction de votre choix de voie, et le scénario est palpitant, proposant de multiples tableaux colorés et différents (avoir un jet privé pour traverser les pays, ça aide). Le gameplay, quant à lui, est typiquement point & click, avec une liste d'action possible comme ouvrir, fermer, parler etc. En mode combat, vous pouvez utiliser les touches du clavier pour faire des crochets et directs dans la face de vos ennemis. Enfin, LucasArts ne se prive pas des private jokes aux autres jeux de la licence, avec par exemple l'objet «Chuck la plante» dans l'appartement de la médium (référence à Monkey Island), ou encore les actions du type «toucher l'objet bizarre en forme de banane» lorsque Jones se retrouve dans le noir. Le jeu propose de multiples scènes cultes que vous devez découvrir de toutes urgence. En attendant la suite des aventures sur grand écran… - Torché le 30/08/2007 à 9h56 par Jivé.
La péroraison
Fidèle aux aventures d'Indy, fidèle à la saga des jeux point & click de LucasArts, fidèle à l'esprit instauré avec Maniac Mansion, Monkey Island et compagnie, ce Fate of Atlantis est un mythe dans les jeux d'aventures prenants, bien conçus et amusants.
Futur en tailleur
Sur chaque test, l'auteur se met en tailleur pour se poser une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?» Dans le même genre d'humour et d'action bien dosés, je ne connaîs que les jeux de la boîte de Georges Lucas. Des jeux récents comme Atlantis ou La Malédiction de Judas ont tenté de revenir dans le même sens, avec des intrigues similaires, mais rien n'est aussi prenant qu'un bon point & click avec un vrai scénario.
Le verdict
Jeu PC | Aventure | Edité par LucasArts | Sorti en Juin 1992
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