Pif! Pof! Scroutch! Poum! Clong! Aïe! Humph! Ouch! C’est un peu ça la baston non? Enfin, ça dépend. Dans Fatal Fury en tout cas, cela se déroule ainsi. Sauf que les combattants ne besognent pas pour le plaisir, mais pour la justice. Pour l’égalité des sexes, le retour des vinyles et l’adaptation de La Grande Vadrouille en HD-DVD. Des hommes au cœur pur, sans nuage supersonique mais en jeans, blouson, casquette et sans les ouaich. T’as vu.
test multi \\ Fatal Fury: marrons sauce (f)urry
Chou! Andy! Dis-moi oui! Chéri! Oooh Ouwoh Ouwoh!
On a droit à toute la panoplie des méchants en tout genreAndy, moi, ses poings, ses pieds, mes doigts sur ma manette triturée et qui en grince encore. Aaahh, le vieux plastique, il n’y a que ça de vrai. Mais il est évident que nos deux frangins n’auraient jamais pu se lancer dans cette aventure sans leur ami Joe Higashi, combattant à la présentation particulière, à mi-chemin entre Noritaka et Lee, Bruce de son prénom, bande de moules. Cela dit, il est très rapide. Il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes. C’est vous qui voyez. Selon ses goûts et son amateurisme ou non lié aux jeux de joutes physiques en milieu urbain, vous choisirez le personnage facile d’accès et populaire, le plus discret mais plus complexe ou le rapide.
Ici, c’est moi qui fais la loi, c’est clair? Alors, faites pô chier!
Une histoire de plans
La principale originalité implémentée par les développeurs et qui fait la particularité de Fatal Fury, c’est son gameplay. Et plus particulièrement le fait de pouvoir combattre sur deux plans différents. Il est en effet possible de déplacer son joueur à l’arrière plan, pour pouvoir éviter les attaques de l’adversaire. Des coups spéciaux permettent d’ailleurs d’attaquer de l’arrière au premier plan, et vice versa. Un système inédit à la sortie du jeu en 1991, qui fut ensuite revu pour le deuxième Fatal Fury puis abandonné pour les épisodes suivants. Les affrontements deviennent plus stratégiques grâce à cette feature pourtant pas indispensable, puisqu’on peut aisément s’en passer. Mais sa simplicité d’usage dans le jeu est telle qu’on l’apprécie et qu’elle peut sauver la mise, parfois. Graphiquement à la hauteur quel que soit le support de jeu, Fatal Fury fut un précurseur et un modèle d’inspiration pour beaucoup. ■ Robin Masters pour GameTrip.net