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Test / NES

Mega Man 2 (NES): plus fort que Kilo Man mais moins que Giga Man

Mega Man 2 (NES): plus fort que Kilo Man mais moins que Giga Man

Que serait l'univers du jeu d'action/plate-forme sans Megaman... Il est vrai qu'un certain plombier sautillant a quelque peu emboîté le pas sur le sujet à notre androïde bleu en 1985 (2 ans seulement avant la sortie du premier Megaman), mais la série à laquelle nous allons nous intéresser ici a apporté au genre une dimension supplémentaire, c'est absolument indéniable... Et pour cause, cette immense saga (quantitativement et qualitativement) made in Capcom est presque (j'ai bien dit presque...) aussi populaire que celle du moustachu en salopette rouge.

Mal écrit par Xylo, 11 Mars 2008
Le deuxième opus sorti en 1988 au Japon sur Nes est considéré par une large majorité de fans comme le meilleur de tous, véritable zone tampon entre plusieurs concepts originaux amorcés par Megaman premier du nom et une incroyable multitude de suites, dont la majorité ne présente, en réalité, que peu d'intérêt... Mais avant tout, remettons les choses dans leur contexte originel.

C'est l'histoire d'un petit robot... tout bleu

Le premier épisode avait ainsi posé les bases de la majeure partie de la série: le professeur Light et son collègue le professeur Wily, deux brillants scientifiques spécialisés en robotique, développent donc 8 androïdes à des fins pacifiques. Cependant, le professeur Wily, avide de domination mondiale (un peu simple mais sinon se serait pas rigolo), décide de reprogrammer les 8 robots pour lui prêter main forte dans ses desseins. Seuls 2 robots résistent à la reprogrammation: Megaman et sa «soeur» Roll (sachant que Megaman a pour nom Rock dans sa version japonaise... Ils ont de l'humour ces Japonais). Megaman se porte alors volontaire pour devenir «robot de combat» (car ayant un grand sens de la justice bla bla bla...) auprès du professeur Light. Après être passé entre les mains de ce dernier et s'être fait greffé un canon à plasma en guise de bras gauche, notre robot partira en chasse des 6 autres restants et du professeur Wily. Comme vous vous en doutez, il détruira les 6 robots mais le professeur Wily lui filera entre les doigts à la fin de son périple, prétexte à ce deuxième numéro.

Professeur Wily: le retour de la mort qui tue!

En l'an 200X (?), le professeur Wily a donc, tout seul comme un grand, recréé 8 robots pour son compte. Après une intro nous emmenant au sommet d'un gratte-ciel futuriste, nous apparaît, sur le toit de celui-ci, notre héros, cheveux au vent et prêt à en découdre avec 8 nouveaux super-vilains, sans compter bien entendu le professeur. À peine avons nous appuyé sur Start pour choisir le niveau de difficulté (normal ou difficile) qu'il a déjà enfilé son casque et qu'il s'est envolé pour botter le cul à ses homologues mécanisés.

Choose your Enemy

La force de la série Megaman tient en plusieurs facteurs: les graphismes et l'animation sont, pour l'époque, bien plus que honorables (Megaman cligne des yeux! Demandez à Mario de le faire pour voir!) si bien que le design du protagoniste principal ainsi que ses mouvements demeureront à peu de choses près identiques pendant toute la période NES. Les décors de ce deuxième volet sont tout de même nettement plus fournis (et hauts en couleurs) que ceux du premier et sont en parfaite adéquation avec les thèmes relatifs aux différents méchants. La principale originalité de Megaman (la série) réside dans le fait que, une fois l'écran de présentation passé, vous ayez le choix du niveau que vous souhaitez parcourir et donc du boss que vous souhaitez affronter et ce, jusqu'a ce que vous les ayez tous vaincus. En effet, chaque robot se rapporte à un thème, conditionnant l'environnement du niveau au bout duquel vous le combattrez (par exemple, dans le monde de Airman, vous sauterez de plates-formes en plates-formes en plein milieu des nuages, passage nécessaire avant de pouvoir allègrement lui péter la gueule). Autre fait notable qui fait le caractère de la série, chaque fois que vous venez à bout d'un boss, vous disposez alors de son arme (facilitant votre progression au sein des niveaux) que vous pourrez utiliser en fonction d'une sorte de jauge de PM propre à chacune, chaque boss étant vulnérable à l'une des armes d'un de ses congénères (à vous donc de trouver quel boss est sensible à quelle arme... Sinon vous pouvez tout aussi bien bourriner avec l'arme de base, ça marche aussi). Les thèmes abordés par les différents robots de ce Megaman 2 restent encore relativement pertinents au vue de la suite de la série au terme de laquelle les développeurs de chez Capcom se perdront dans les méandres de la complexité obsolète... Ca donne ça quand on a plus d'idées. Une fois les 8 boss vaincus, vous aurez alors accès à la forteresse du professeur Wily, moment particulièrement long et épique (divisé en plusieurs sections) pour arriver à bout du soft. Ce système qui peut nous paraître tout à fait commun de nos jours était en réalité, à l'époque, une véritable formule gagnante pouvant donner lieu à moults extensions (il suffisait juste de changer les niveaux et les noms des robots) et cela, Capcom l'avait bien compris puisque pas moins de 6 épisodes verront le jour rien que sur la NES.

Une ambiance qui porte encore ses fruits...

La difficulté de ce Megaman 2 est bien mieux dosée que celle de son grand frère, les développeurs ayant eu la bonne idée d'ajouter un système de «password» une fois chaque boss vaincu. De plus, au cours des niveaux, votre progression se fera avec des accros tout à fait tolérables excepté un ou deux passages au bout desquels vous serez plus que soulagé... Croyez-moi, je pense notamment aux lasers qui pourfendent à toute vitesse l'écran dans le niveau de Quickman et aux blocs qui apparaissent au fur et à mesure dans le niveau de Heatman... De quoi casser quelques pads. La bande sonore est quand à elle particulièrement soignée: non seulement les bruitages ont évolués positivement depuis Megaman 1 mais chacune des musiques des différents niveaux est une véritable petite perle au format MIDI et fera il est certain le bonheur de vos cages à miel si vous y êtes quelque peu sensible. Cela dit, je défie quiconque de ne pas verser une petite larme à l'écoute de la musique du niveau de Woodman... Torché par Xylo, 11 Mars 2008
En conclusion
9

/10

Megaman 2 fait donc véritablement oeuvre de précurseur a tout un genre vidéoludique et est encore parfaitement agréable à jouer de par son système non-linéaire et sa difficulté bien distillée... Ce qui n'était pas le cas de beaucoup de jeux à l'époque. Si vous ne connaissez pas encore la série des Megaman, contentez-vous de jouer au meilleur des épisodes, celui-ci, pour peu que vous ne soyez pas rebuté par des graphismes old school. Que vous le découvriez ou que vous le redécouvriez... jouez-y! D'autant plus que le jeu est disponible à quelques 500 points sur la console virtuelle de la Wii.
En perspective
Sur chaque test, l'auteur se pose une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?»Difficile de dire quel jeu à l'heure actuelle pourrait être le parfait homologue de ce Megaman 2 tant le jeu et la série plus généralement ont inspiré leur génération vidéoludique et, par conséquent, les suivantes... La série en elle-même a par la suite connu une évolution notable avec Megaman X, sorte de série parallèle qui a connu plus ou moins de succès sur SNES et Playstation's ainsi qu'une série «Battle Network» sur GBA. La licence a l'air de connaître des beaux jours sur DS avec les Megaman ZX.

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