Il est mythique et pourtant peu de personnes en sont venues à bout. Jurassic Park est un jeu d’époque authentique, fidèle à lui-même, à savoir attirant, difficile, pas extraordinaire mais mémorable par quiconque y a joué au moins cinq minutes.
test Super Nintendo \\ Jurassic Park: peut-on le qualifier de parc maître?
C’est marrant
Et simple à jouer
Mais on ne comprend pas tout
Pour pimenter un peu l’évolution et rallonger la durée de vie, il y a plein de trucs à faire. Déjà, on se perd rapidement, et on évolue sans carte du parc, ce qui est devenu récurrent dans les jeux vidéo de nos jours mais pas à l’époque si l’on se souvient bien. Donc, pour corser le tout, pas de wasabi ou moutarde fine et forte mais des allers et retours partout dans le parc. Vous devez ouvrir des portes, sécuriser le parc, contacter le bateau, remettre en route un générateur, ou activer les détecteurs de mouvement. Mais les portes ne s’ouvrent pas toujours et il faudra partir à la chasse aux cartes d’accès, se trouvant dans les bâtiments. La transition est toute trouvée. Ocean a tenté (je dis bien «a tenté») un coup de maître en implémentant une vue type FPS lorsqu’on est dans un bâtiment, que ce soit La Remise de Nublar, le Centre des Visiteurs ou l’Enclos des Raptors et j’en passe. Pâle imitation de Doom, on ne voit pas grand-chose, on peut avancer, reculer ou tourner à gauche ou à droite, et tirer. Les dinosaures se promènent dans ces bâtisses l’air de rien, sifflotant le générique d’Agence Tout Risques avec une grenadine à la main. A vous de nettoyer tout ça, de récupérer ce qui doit être récupéré et d’activer ce qui doit être activé. A noter que dans ces bâtiments, vous trouverez beaucoup de munitions et de trousse de soins, un repaire idéal quand on est un peu en difficulté au dehors. On apprécie au passage la belle musique lorsque l’on prend l’ascenseur, Richard Clayderman n’a qu’à bien se tenir.
Et puis c’est chiant
Après avoir terminé le jeu, on se sent partagé entre deux sentiments. Celui du devoir accompli, ayant terminé un jeu long et dont peu de personnes sont allées jusqu’au bout. Et celui de la lassitude. Car bon, c’est fini, mais c’était éprouvant, long et chiant. Il n’y a aucune sauvegarde, la musique fait mal à la tête, on tourne vite en rond, on comprend pas tout, la difficulté est plutôt relevée et c’est incomplet et lent. Pas de carte, pas d’instructions, pas d’inventaires, etc. Le jeu a marqué les esprits, et pourtant il n’est pas parfait. Il est mythique car c’est Jurassic Park, c’est rigolo de tuer quelques dinosaures et de pouvoir évoluer dans un parc en proie au chaos. Hormis ça, cela peut s’avérer un calvaire pour quiconque veut en venir à bout. Quand je m’y suis mis pour de bon, j’ai pris mon temps, j’ai voulu arrêter à plusieurs reprises mais m’imaginer tout recommencer m’était impossible, je ne l’aurais pas refait, ou alors il faut me payer. J’exagère un peu tout de même, mais quand même. C’est quand même plus plaisant de jouer à Jurassic Park que de regarder une émission de Laurent Ruquier qui couine à la place de rire. Autre détail que je ne savais pas ou mettre, la possibilité de jouer avec la souris lorsque vous manipulez les ordinateurs. Et puis la fin du jeu, totalement affligeante et décevante. ■ Robin Masters pour GameTrip.net
Il est difficile de dire que Jurassic Park vaut son pesant de cacahouètes mais il a su nous marquer par son univers et sa prise en main immédiate. Mais en dehors de cela, il est long, difficile et incomplet.
7
10