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Midtown Madness: la folie des glandeurs

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Jeu PC | Course | Edité par Microsoft | Sorti en Juin 1999
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À une époque où les jeux de bagnoles étaient représentés par la simu sur circuits de Gran Turismo, et l'action open-world de GTA, Midtown Madness s'est placé un peu entre les deux, en proposant de la course dans une ville grande ouverte et en 3D, avec un peu de simu dans la gestion de la physique, et peu d'arcade pour rajouter la dose de fun qui fait plaisir.

TLDR

FUN
Explosion de fun
JOUABILITÉ
Varié et intuitif
TECHNIQUE
Au point
NOSTALGIE
A mal vieilli

À la base je voulais faire les screenshots moi-même mais ça fait 47 minutes que j'ai lancé le jeu sur mon Windows 10 et j'attends toujours...
Midtown Madness, aka à l’époque, «le fun incarné». Ce jeu de course urbaine est sorti en 1999, soit à une époque (que les moins de 20 ans ne peuvent -et officiellement on peut le dire, vu qu'on est en 2019, ça fait sens pour une fois- pas connaître) où la concurrence se limitait à des jeux du genre Need For Speed III: Hot Pursuit. Rouler en voiture dans des villes, c’était plutôt à Los Angeles ou New York, déjà. Et puis en terme d’open world avec une bagnole, il faut bien se rappeler qu'à tout péter on avait un GTA 2 pour s’amuser. Alors oui, Midtown Madness est vite devenu l’incarnation du fun dans ce segment de la course urbaine. Pour tout un tas de raisons que je vais évoquer non sans nostalgie, mais avec une dose d'objectivité (c’est faux). Roulez jeunesse.

Midnight Madness

Plusieurs modes de jeux sont dispos, dont certains en multijoueur.
De son nom complet Chicago Edition, et vous comprenez donc où je veux en venir, ce jeu vous place dans un univers en open world totalement libre (c'est le principe), une prouesse et peut-être même une exclue à ce moment-là mais j'ai grave la flemme de rechercher si c'est vrai. Roulez dans la ville de Chicago, une ville qu’on avait peu l’habitude de voir modélisée. Et d’ailleurs il faut bien avouer que tous les buildings et points d’intérêts de ce petit bourg convivial des États-Unis sont retranscrits dans une map qui n’a vraiment pas à rougir en terme de taille et de qualité graphique.

Comme tous les jeux de course, une vue intérieure.
Votre voiture peut donc faire des rodéos urbains où elle veut, il n’y a aucun circuit réellement prédéfini, c’est donc à vous de choisir un mode (circuit, contre la montre, checkpoint ou conduite libre) et choisir dans la dizaine de points de départ possibles. Ensuite, ce sera à vous de rallier l'arrivée en passant par où ça vous chante, et même user de votre ruse pour aller plus vite que l'IA, qui n'est pas le point fort du jeu, il faut bien l'avouer. Nous sommes également au début de l’explosion internet et forcément, un mode multijoueur qui permet de se mesurer à des Chinois et autres Slovaques est disponible. L’une des bonnes surprises du jeu, c’est que le développeur a voulu vraiment rendre la densité de la ville en ajoutant beaucoup de circulation et de piétons. Si le jeu se veut plutôt arcade dans sa conduite, on note qu’on ne peut pas écraser les piétons qui s’écartent à chaque fois du capot (et c’est peu dire de révéler qu’on a essayé pendant des nuits entières). Par contre, les chocs sont possibles. En réalité, Microsoft voulait garder le jeu dans la gamme «Everyone», donc il y a beaucoup moins de sang et de décès que dans... au hasard... Carmaggedon.

This is madness!... Madness? This... Is...

En mettant le trafic au maximum, on peut faire de sacrés carambolages.
Le véhicule est endommagé si vous conduisez comme un porcinet. D’ailleurs je me souviens encore du bruit caractéristique de l’envol des boîtes à journaux sur les trottoirs, et des parcmètres. C’est globalement, avec les poubelles et les lampadaires, le seul matériel urbain du jeu, et que vous allez sans doute percuter plus d’une fois. Toujours le même effet sonore, bruit- explosion- nuclaire.wav en boucleEt c'est d'ailleurs le même effet sonore, bruit-explosion-nuclaire.wav en boucle. Évidemment, la plupart du temps vous n’allez pas respecter les règles de civilité élémentaires, contrairement aux autres usagers de la route, ce qui amène à des collisions. Bon, on n’est pas sur un crash digne des plus grandes simu de voitures, c’est sûr. Mais ça se répercute vraiment sur la physique et le design de votre engin. Et puis, la police rôde toujours non loin de là, et peut tomber sur vous, pour vous encercler. Auquel cas, votre partie est terminée. A noter qu’en cas de voiture détruite, on peut la réparer d’un coup pour continuer le jeu.

132 km/h c'est pas si mal avec ma poubelle sur roues.
La voiture, parlons en justement, puisque c'est le centre du jeu. À l’époque, je trouvais ça tellement bien modélisé! Cinq véhicules et d’autres à débloquer ensuite. Mais dans le choix de base, on en a pour tous les goûts, une Cadillac Eldorado, une Panoz Roadster pour aller vite, une Ford Mustang GT pour les vrais bonhommes, une Ford F350 et ma préférée, sans doute la préférée de tout le monde, la New Beetle jaune. Enfin… De la couleur que vous voulez en fait, puisqu’il est possible de les customiser à la sélection entre trois couleurs. Parmi les voitures à débloquer, celui qui se traine le plus mais qui est le plus fun à jouer reste l’autobus. Noter que le design tout comme l'environnement sonore se rapproche plus d'un Destruction Derby qu'autre chose. Les bruits de casse très métalliques, des gros moteurs, et la voix éraillée d'un commentateur sportif qui hurle des trucs avec une grosse satu de micro au début du jeu.

Un jeu VROUUUUUUM malgré son POUEEEEEEET, car AAAAAAAAH

La voiture la plus choisie, je suppose. Avec un choix hallucinant de trois couleurs.
L'avantage du jeu aussi, c'est que vous pouvez choisir en même temps que votre mode de course, d'influencer sur la météo, l'heure, et la densité de piétons et de flics sur la carte. Dans les faits, augmenter le nombre de piétons et de voitures rajoute un peu de stress quand il faut échapper à la police ou semer ses concurrents, mais ça permet en gros d'avoir une difficulté sélectionnable. Il est d'ailleurs très marrant de se faufiler dans le trafic puis de sauter au-dessus d'un pont qui se lève sur le fleuve éponyme (c'est pas son nom, éponyme, il s'appelle Chicago en fait), et voir la police se vautrer lamentablement derrière vous. En multi c'est assez jouissif aussi, d'autant que vous avez plusieurs modes de jeu dont un traditionnel «cops vs robbers», soit en bon français «flics contre voleurs», ou un «free for all» soit en bon québécois «gratuit pour tous», ce qui ne veut rien dire, donc on traduira plutôt par «chacun pour soi». Terminons par un petit point noir: le clipping notamment sur les ombres du jeu, et quelques bugs d'aliasing dans le fond font un peu tache. Tout comme l'absence de musique, mais c'est largement couvert par le bruit ASSOURDISSANT du moteur et du bordel environnant (les explosions nucléaires des poubelles renversées, les gens qui gueulent, le klaxon des autres voitures, l'alarme du pont qui se lève et j'en passe). - Torché le 20/09/2019 à 8h00 par Jivé.
La péroraison
L'un des premiers jeux de course open world de l'époque, avec une énorme dose de fun dans une ville retranscrite en jeu vidéo. Un jeu hyper complet, avec plusieurs types d'épreuves, de la gestion des dégâts, un mode multi, certes un léger choix de voitures mais la possibilité de gérer sa difficulté grâce aux sélections de densité de piétons, de voitures et de flics permettent une grande rejouabilité.
Futur en tailleur
Sur chaque test, l'auteur se met en tailleur pour se poser une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?» Midtown Madness a eu une suite, du même acabit dans deux autres villes mais sans nouveautés. Ne parlons pas du 3 et concentrons-nous donc sur les meilleurs représentants les années suivantes, du jeu de course dans un monde ouvert: Burnout Paradise, la série Midnight Club ou Test Drive Unlimited. Si on doit rester sur un jeu très arcade, le digne héritier, plus complet, plus ouvert, plus grand, ça reste The Crew.
Le verdict
Jeu PC | Course | Edité par Microsoft | Sorti en Juin 1999
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10