Jouer avec des bongos, une idée initialement venue des musicaux de Nintendo qui vont créer un jeu de rythme, Donkey Konga mettant en scène Donkey Kong, qu’on ne présente plus. Pour plus d’originalité encore, Nintendo se dit que faire un jeu de plateforme avec DK et ses bongos pourrait être marrant à jouer. Arrive alors Donkey Kong Jungle Beat, vendu à l’époque en bundle avec les bongos et la promesse d’un gameplay original et sponsorisé par Axe. Jugez plutôt la publicité de l'époque.


Les singes sont vos amis.
Le pitch est simple: Donkey Kong veut ramener l’ordre dans sa jungle, et compte sur vous et vos bongos. Les commandes possibles étant encore plus limitées que sur une manette NES, elles se veulent simples et intuitives. Comme il s’agit de plateforme classique en 2D, cela s’adapte parfaitement. Une pression sur le tonneau de gauche permet de se déplacer sur la gauche, une pression sur le tonneau droit sur la… droite. Bien joué. Une pression sur les deux tonneaux permet de sauter mais ce n’est pas tout. Un micro, présent entre les deux bongos, capte un simple «clac» qui permet à Donkey Kong de taper des main et étourdir les ennemis. Ne reste qu’à les achever ensuite. Le clap permet également d’attraper les bananes présentes à l’écran, qu’elles soit accessibles ou non ou d’attraper une liane pour avancer.

Eclate-moi ce porc!
Pas besoin d’une période d’adaptation, on se fait très vite aux commandes de DKJB. Sympa cet acronyme, non? «Un déca, JB?» Bref, le jeu tire pleinement les capacités des tonneaux, on tape, on clape des mains, on reclape, on tape, et de plus en plus vite évidemment. C’est épuisant mais remarquablement défoulant. Espérons simplement que l’on ne se lasse pas trop vite de ce concept et que le défi soit à la hauteur.

Y tape sur des bongos et c’est numéro 1?


Gniii!
Pour ne pas lasser les joueurs et transmettre un sentiment réel de progression, DKJB essaie de nous dépayser. Bien que l’on soit sur de la plateforme en 2D, la GameCube (on dit le?) propose de très jolis graphismes, colorés et Cell-shading avec l’empreinte immédiatement reconnaissable de l’univers Donkey Kong. Notre singe visitera des châteaux, des grottes de glace et de lave, sa jungle favorite ira même dans la mer. Durant son périple, il affrontera des oiseaux, des singes belliqueux, des abeilles ou encore des cochons. Quatre mondes sont à explorer, chacun d’entre eux étant composé de quatre royaumes abritant chacun trois niveaux, dont le dernier se résume en un combat contre un boss.

DK aime les bananes, on dirait.
Avec un peu de dextérité et de jugeote, vous parviendrez à venir à bout de ces boss sans la moindre difficulté. Chacun de ces boss vaincu réapparaîtra en tant qu’ennemi classique dans les niveaux suivants. Ainsi, vous affronterez le phénix quatre fois dans la partie. Moyen moyen niveau répétitivité. Mais c’est une mécanique assez fréquente, que ce soit dans d’autres jeux de ce genre ou dans des RPG. Cela renforce le sentiment de progression du joueur qui, après avoir vaincu un boss, le considère comme un ennemi et sait qu’il en viendra à bout facilement. Donkey Kong pourra également compter sur quelques alliés comme un orque ou des singes, qui l’emmèneront dans des endroits inaccessibles sur certains niveaux.

Premier boss, dans le style combat de boxe.
Vous l’avez compris, Donkey Kong Jungle Beat mise sur son originalité, son dynamisme et propose un contenu tout à fait honnête. Toutefois, cette simplicité des commandes et l’accessibilité voulue en font un jeu assez facile globalement, tout joueur un minimum expérimenté fera vite le tour des 16 niveaux avec peut-être une difficulté un peu plus présente sur les derniers boss. Cela ne peut être considéré comme un véritable défaut, le jeu ne promettant pas un défi aux joueurs mais un bon moment. Ce qui contrarie un peu plus, ce sont les commandes parfois peu ergonomiques, notamment pour certaines actions de Donkey Kong. Pour prendre de l’élan par exemple en vue d’un saut complexe, il faut d’abord reculer de plusieurs mètres puis tambouriner le bongo pour accélérer, la vélocité de DK n’étant pas son point fort, c’est un peu lourd visuellement. On note également quelques moments durant lesquels la caméra, trop proche de Donkey Kong, rend l’action assez brouillonne. ■ Robin Masters pour GameTrip.net