Près de six ans après la poursuite effrénée du Nemesis, et précédé de cinq années par Code Veronica, le quatrième opus de la série arriva avec un certain défi: séduire son public, déjà bien ancré, avec une nouvelle forme, afin de notamment assumer une identité qui sous-tendait depuis sa naissance en 1996. Avec cette itération, on passera définitivement à une ère où l’extrême nervosité (inhérente au genre du jeu d’action) s’impose en reine implacable.
test multi \\ Resident Evil 4: le Leon est mort ce soir
Le dernier opus de Capcom a en effet la fâcheuse tendance de flirter avec le ridicule de la nostalgie, piochant ça et là des éléments qui ont fait la réputation de la franchise. Résultat, c’est un titre non pas en quête d’identité que l’on nous a concocté, mais un titre qui, justement, a complètement dénié cette question-là. Requiem ne s'avère être, finalement, qu’un patchwork (très fun certes) de ce qui s’est fait de mieux en horreur avec le septième opus et, surtout, en action avec le légendaire et révolutionnaire Resident Evil 4, le jeu qui nous intéresse aujourd’hui.
Un jeu tout en tension!
La mort aux trousses!
En un mot, Resident Evil 4 est jouissifUn bestiaire qui est, instantanément, devenu culte et dont certaines figures sont allées jusqu'à marquer le futur de la série. La réutilisation presque éhontée de la figure de la «furie à la tronçonneuse» dans les épisodes d’après constitue d’ailleurs un témoin de ce statut. Leur présence est asphyxiante et leur agencement a évidemment été pensé pour ne jamais ralentir la cadence. Et, lorsque le doute est permis, quant à leur absence supposée, il y a toujours un élément pour maintenir la tension. L’atmosphère sonore combinée aux décors, certes nimbés d’un voile gris supposé apporter un côté sinistre, assurera la cohérence d’un univers où le danger est permanent.
Dans la nuit, le flingue ne craint pas le désespoir!
Pour répondre convenablement à cette menace, l’arsenal à disposition est remarquable par la générosité dont Capcom a fait preuve. Armes de poing, fusils en tous genres ou encore un lance-mines, souvent salvateur, toujours destructeur… Le choix est large. Et outre l’acquisition de ces pièces, que ce soit sur le terrain même ou via la sollicitation du marchand, il existe la possibilité d’améliorer leur efficacité. Une fonctionnalité qui, sans aucune doute, est l’une des principales attractivité de cet opus. ■ Algernon pour GameTrip.net
Avec Resident Evil 4, Capcom nous offrait un épisode qui marquait définitivement une rupture avec son histoire, qui, à ce moment-là, atteignait les 10 années d’existence. Pourtant, au regard des différents tracas survenus lors du développement, le résultat pouvait inquiéter. Mais, fort heureusement, la catastrophe a su être évitée et les sommets ont été atteints. Même si le décalage que représentait cette nouvelle proposition a pu, on en convient, désorienter quelques puristes. Resident Evil quatrième du nom est pour cause un véritable concentré d’action où l’horreur ne subsiste finalement que dans infimes détails: un lore marqué par la «malédiction», un cadre espagnol propice à l’évocation de sombres mythes liés à la sorcellerie… Pour autant, l’inquiétude guette. La formule est juste différente, plus hargneuse. Et, à l’époque (quoiqu'au aujourd’hui encore), cela avait son petit effet.
