Des personnages des OAV et de GT apparaissent.
Ce test n'est pas un test habituel d'un jeu retro mais une republication du test original, écrit lors de sa sortie en 2004 pour nos amis de HardGamers. Plus de 20 ans après, le voici donc en «test de jeux oldies» sur un site de rétrogaming et ça me fait mal au cul, pour être poli. Ah non, c'est pas poli. Chié. Merde. Bref, je me souviens encore du moment où j'ai été le récupérer dans une petite boutique d'une agglomération proche de la mienne. Chez ce bon monsieur, que j'ai revu récemment avant la fermeture de ladite boutique, on savait faire plaisir aux clients. Surtout au fou dingue que j'étais de Dragon Ball, qui harcelait tout le monde pour l'obtenir dès sa venue en magasin, à savoir en général la veille de sa commercialisation officielle. Pour la troisième fois donc, après Dragon Ball Z: Budokai · PS2 et Dragon Ball Z: Budokai 2 · PS2, j'avais eu le droit, le luxe et le plaisir de tester ma pépite de l'année avant tout le monde ou presque. C'était aussi le bon temps où les commerçants indépendants n'étaient pas aux ordres des éditeurs et aux sacrosaints embargos... Mais bref, je suis un vieux con, je vous laisse profiter de ma prose tah l'époque, ci-après (avec quelques petites modifications pour adapter les vannes à la génération Z).

Donc presque à l'occasion du centenaire... enfin de l'anniversaire de Dragon Ball, le jeu Dragon Ball Z: Budokai 3 · PS2, dernier opus de la saga de jeu de baston sur la série mythique de Toriyama, arrive enfin, après deux semaines de report et plus d'un an d'attente suite à une légère déception fournie par le numéro 2. Atari et Dimps, conscients de l'engouement des foules et surtout des fans par rapport à cette licence, nous offre donc un des plus beaux jeux de baston de l'année et le meilleur jeu sur DBZ, depuis la SNES.

Principale nouveauté: le gameplay


Ce déferlement de puissance, plein les mirettes.
Même si le niveau graphique, tout en Cel-shading troidé, est quasiment inchangé par rapport à Dragon Ball Z: Budokai 2, ce qui n'est pas contrariant en soit, car très beau, le reste du jeu fut largement amélioré par Dimps qui a su profiter pleinement du dynamisme de la saga Dragon Ball Z. Les options du gameplay de DBZ 3 bouleversent les acquis du 2 et nous voila devant une débauche de puissance, d'options, de combats. Tout a été augmenté. Pour commencer, les techniques sont désormais très faciles à entrer. Différentes sortes s'imposent: la technique simple, comme le kaméhaméha, qui se fait encore grâce à la touche d'énergie et la touche directionnelle, mais désormais les grosses techniques se font grâce à des combos simple. De plus, toutes les touches de la manette sont pleinement exploitées.

Akira n'a rien à redire, le jeu est très fidèle à DBZ. Outre les 4 qui servent à frapper, à balancer des boules d'énergies, et à se mettre en garde, on retrouve également les 4 boutons de la tranches qui servent aux projections, aux transformations et au mode Hyper grâce à la touche L2. Grâce à cela, la rapidité du combat sera décuplée et encore plus étonnante devant la vitesse ou projections, simples coups et attaques ultimes seront enchainées. A cela s'ajoute bien sur la recharge de KI, toujours identique. Il faudra encore une fois gérer 7 petites barres sous la barre de vie, qui serviront à utiliser les techniques utilisant le KI (l'énergie). Désormais, plus vous serez fort (transformations élevées donc), plus votre énergie montera vite.

Les contres apportent du dynamisme.
Enfin, une grosse nouveauté fait son apparition, ce sont les téléportations. Consommant beaucoup de KI mais vous permettant de vous sortir des situations les plus dangereuses, vous pouvez vous téléporter directement dans le dos de votre adversaire, en esquivant une attaque mais vous pouvez également enchainer des téléportations dans les airs, pour envoyer voler votre adversaire et le frapper rapidement, tel une bonne page de manga. On ne s'en rendait pas compte à l'époque, mais c'est une partie de gameplay désormais essentiel et ajouté à tous les jeux suivants qui vient d'apparaître. Akira n'a rien à redire, le jeu est très fidèle à DBZ. Pour plus de détails, voyez mon collègue dans le second paragraphe.

Un dynamisme à couper le souffle


Goku en SSJ3 est cheaté.
Voici la principale caractéristique du jeu: le dynamisme! Comme vous avez pu le comprendre plus haut, tout s'enchaine avec une rapidité phénoménale. Les coups partent dans tous les sens et les vagues d'energies détruisent les décors lorsqu'elles sont trop puissantes. Ajoutons également que la recharge de KI et les transformations laissent apparaitre un déploiement d'aura très spectaculaire, qui rappelle enfin les titres sur SNES. L'energie de votre perso explosera de son corps et les transformations changeront les couleurs et l'intensité de son aura. C'est très beau et en plus cela remet bien dans l'ambiance de Toriyama, à nouveau. En plus de cela, quelques nouveautés viennent se greffer à ce dynamisme.

Par exemple, les contres de vagues déférlantes. Si vous réussissez à envoyer une vague en même temps que votre ennemi, vous aurez alors la possibilité de la contrer en tournant les sticks comme un malade. Encore une fois, le gameplay si caractéristique des jeux de l'époque refait son apparition et c'est tant mieux pour nous! Autre style de contre: la téléportation. Comme expliqué plus haut, vous pouvez éviter des vagues déferlante pour vous mettre derrière votre adversaire et lui balancer un bon coup de pied dans les reins, c'est pas très sympa mais c'est lui qui a commencé d'abord! Enfin, une autre option qui donne un bon style à votre perso est l'esquive. Le pseudo «vol libre» annoncé depuis le deuxieme opus fait enfin son apparition, mais c'est assez dérisoire.

En appuyant sur la touche de garde (X sur PS2) lorsque vous allez prendre un coup, votre perso se penche à la Matrix et évite ce qui lui est destiné avec grande classe. Bien sûr, comme tout à un prix, tout ceci consommera aussi de l'énergie alors gérez bien votre KI! Pour finir, on peut aussi parler du pseudo «vol libre» annoncé depuis le deuxieme opus, qui fait enfin son apparition, mais c'est assez dérisoire. En faisant un Dash vers l'arrière et en la combinant avec la touche de direction du haut, vous pouvez vous élever dans les airs mais bien sur, ça sera plus sympa d'envoyer votre adversaire en l'air avec une projection puis de le rejoindre...

Le Dragon Rush: un art de vivre


Un mode vol libre mais pas vraiment en vrai.
J'aurais aimé mettre cette partie dans le paragraphe précédent mais il faut un peu aérer ce que je suis en train de vous expliquer. Ma fougue de méga fan dragonballesque m'emporte dans des longs monologues souvent, comme celui-ci ... alors voici toute une partie consacrée à cette nouveauté bourrine qu'est le Dragon Rush, ou charge du Dragon dans la version française. Grâce au mode Hyper expliqué plus haut, votre perso aura une espece d'aura rouge clignotante insensible aux coups. Lors de ce mode, vous avez le temps que votre barre d'énergie se vide pour frapper un gros coup. Deux options se présentent alors à vous: l'attaque ultime de votre perso, à placer avec un simple L2, et qui dévastera tout sur son passage (surtout si vous jouez avec Gogeta 4 par exemple, lol) ou bien le Dragon Rush. En balançant votre ennemi, vous enclenchez ce mode, qui est aussi magnifique que les animés. En 3 rounds, vous et votre adversaire aurez à appuyer sur une des touches de la manette. Si vos touches sont différentes, l'action se poursuit, mais si vous appuyez sur la même, votre adversaire esquive et le mode Hyper (et le dragon rush) s'arrête. Enfin, si durant les 3 rounds, vous réussissez à berner trois fois votre adversaire, une autre furie (si débloquée dans le magasin) s'enclenche et vous pouvez encore une fois latter la tête de ce pauvre personnage. Ces explosions, non contente de détruire le décor, seront également visibles d'une petite caméra éloignée de la Terre et vous verrez une bonne partie de notre planète exploser selon le rayon. C'est grandiose, c'est de la puissance à l'état pur, et rien que pour cela, le jeu en vaut la chandelle. Même si, en vrai, c'est le mode Chi-Fu-Mi de Alex Kidd en version améliorée quoi (j'exagère?)...

La Videl loca


Explorez le monde presque librement.
Parlons maintenant des personnages. Encore une fois, tout a été amélioré en quantité. En les débloquant tous (une 10ne sont dispo au début du jeu) vous pouvez arriver à plus de 40 personnages jouables, en comptant les fusions. Les habituels guerriers de la Z-Team sont présents, voire en quadruple comme Sangohan qui est sous sa forme de gamin, son apparence contre Cell, en adulte, et en GT Sayamen ridicule. En plus de cela, vous aurez à débloquer (plus ou moins facilement, les moins faciles étant les fusions et personnages très puissants bien sûr) toute une clique de nouveaux personnages inédits dans Budokai, provenant de DBGT et des OAV. Mais aussi de Dragon Ball! En effet, Chibi Goku (Goku de la saga DB) sera jouable. A ces persos s'ajoutent donc Broly, le super sayien légendaire, mais aussi Coola le frère de Frieza, Baddack le père de Goku ou bien encore Li Shenron, Gogeta SSJ4 ou bien (bizarrement, ces deux persos ont été considérés comme «à part entière» par Atari): Goku 4 et Vegeta 4, des persos over cheatés. On regrettera peut-être d'avoir encore et toujours des personnages trop peu importants comme Kaioshin, GT Sayamen ou Hercule, alors qu'il aurait été bon de placer Jeece, Barta ou bien encore Lunch et Chaozu, pour le fun. Par contre, les Saibaman et les Cell Jr sont également déblocables (méga difficilement) dans le jeu, ce qui est plutôt sympathique.

Et bim, dans la mouille!
Pour tous ces personnages, vous aurez bien évidemment des tonnes de techniques, revues à la hausse elles-aussi, achetables dans le shop de Lunch. Là bas, vous y trouverez techniques d'attaques, fusions, transformations (5 pour Goku, 3 pour Gohan adulte etc ...) mais aussi les techniques de garde et de récupération d'énergie (comme le 1/2 Senzu, le 1/3, le Senzu entier, la feuille, la racine de Senzu etc ...). Une autre nouveauté réside dans les capsules jaunes qui sont quasiment identique aux capsules vertes sauf qu'elles sont activables à la demande dans le combat et non pas automatiquement. Très inintéressant dans le feu de l'action mais un 1/2 senzu est toujours utile dans les situations dangereuses. En plus, ce shop regorge de bonus cachés comme d'habitude: des nouveaux stages, des niveaux de difficultés, et lorsque vous avez presque tout fini vous obtenez deux vidéos (ridicules) ainsi que les «capsules percées» de vos persos (permet l'utilisation de toutes les tech du personnage en combat).

Le Dragon Universe, Cell la folie


Bon, à ce moment, on a su que ça deviendrait n'importe quoi le roster.
Ahhhh, le monde du dragon! Enfin un retour aux sources! A l'instar du premier opus, l'histoire est finement travaillée pour coller au manga, et les fans jubileront de pouvoir jouer l'histoire de 11 personnages dans ce mode solo d'aventure (mon dieu, mais ce jeu a combien de nouveautés???). Ce mode de jeu est excellent: vous êtes libre de voler sur une carte du monde de Dragon Ball, et à divers endroits, vous pouvez vous arrêter et explorer pour découvrir en vrac: de l'argent, des boules de cristal, des techniques, des bonus, ou bien des petites cinématiques très rigolotes avec des persos secondaires de la série. Tous les endroits de la série sont là en fonction de la saga où vous naviguez. La carte de Namek dispose de la tour du grand chef, la Saga Cell possède le ring ainsi que le labo secret de Gero, la Saga Buu voit apparaitre la maison de Majin Buu dans le désert. C'est très fidèle et on apprécie de s'arrêter un peu partout sur les maps. Mais bien sûr, les cartes servent surtout à évoluer dans l'histoire de votre personnage. Le monde du dragon se déroule comme un RPG. Sur la carte, les points rouges montrent les objectifs, et les histoires comportent de 3 a une 20ne de combats selon les persos. La durée de vie est plus qu'excellente.

Le côté RPG arrive par surprise à la fin des combats, où vous gagnez des points d'XP. Ces points sont à distribuer dans 7 caractéristiques de votre personnage, et celui ci évoluera en gagnant des niveaux. Vos caractéristiques permettent d'augmenter votre force, votre défense, votre style et d'autres... Mis à part cette quête qui change et reste fidèle en fonction du perso joué, vous devez aussi chercher les 7 boules de cristal éparpillées dans la carte pour pouvoir invoquer Shenron à la fin du Dragon Universe, et ainsi pouvoir acquérir des voix ricaines de la série ou bien la capsule percée du joueur. En plus de ce mode de jeu, vous retrouverez les Duel, un mode Entrainement qui vous expliquera toutes les nouveautés, le bazar de technique, mais aussi le Dragon Arena: une grosse arène de combat où vous pouvez jouer contre n'importe quel personnage avec n'importe quel niveau (RPG): de quoi mettre votre Goku au level 70 en quelques heures! Bref à travers tous ces niveaux, le mode solo, le mode multi et l'arène, la durée de vie est plus qu'excellente.

Bon, des défauts quand même non?


«Hin hin hin hin» (Frieza, in: tous les épisodes).
Oui, et toujours le même. A cause de la nouvelle réglementation de Sony sur les jeux PAL, les voix japonaises ont été à nouveau honteusement oubliées au profit de voix ricaines totalement nazes. En plus, de ce fait, et malgré la fidélité exemplaire du jeu, les noms des techniques ont été changées pour donner des «super wave» ou «super beam»: l'amateur ne verra pas de contrainte mais le fan détestera à nouveau Sony et sa réglementation débile. Autre gros défaut, encore une fois venant du deuxième opus: les cinématiques. Celles ci ont été réduites au stricte minimum, c'est à dire au dragon rush et aux attaques ultimes. Mais encore une fois, les belles cinématiques de Budokai 1 dans le mode histoire, qui étaient irréprochables, ont été tout simplement supprimées au profit de quelques écrans de jeux où seul la voix des personnages se fait entendre, avec des bulles au dessus des têtes. Mais réjouissez-vous, le niveau sonore n'en est pas gâché pour autant car les musiques dans le style electro et pop/rock sont toujours aussi entrainantes et l'intro du jeu est dirigée par la nouvelle équipe de Dragon Ball issue de la Bird Studio (l'équipe de Toriyama) avec un thème original chanté par le compositeur des musiques japonaises de DB et DBZ. Les fans apprécieront à nouveau! ■ Jivé pour GameTrip.net