«Des adaptations de films en jeu vidéo, ça n’a pas toujours été une brillante idée et ce, depuis déjà pas mal de temps». Cette phrase ne vous rappelle rien? Je l’avoue je l’ai piqué à l’ami Robin tout droit de son test sur Lethal Weapon. Si je vous ai cité cette phrase c’est car, heureusement, il y a quelques exceptions à la règle, comme par exemple Blade Runner.
test PC/DOS \\ Blade Runner: à l'aise, Blade?
Ray Pliquant
Blade Retro Satanas
Ze Final Cut
Quand je disais que le jeu apportait son originalité, pour illustrer mes propos, j’en tiens le fait qu’on a la possibilité d’utiliser le système ESPER afin d’analyser des photos et d’y trouver des éléments importants. Étant un Blade Runner, vous pourrez utiliser le Voight-Kampff que les amateurs du livre et de l’œuvre cinématographique connaissent bien, qui consiste à détecter parmi des individus suspects s’ils sont ou pas des Répliquants, car ceux-ci étant des machines, on les détecte à leur manque de capacités psychologiques émotionnelles. On peut également tirer sur certains personnages, et attention, comme cité précédemment cela peut changer le déroulement de l’histoire, car effectivement si vous tuez un être humain, vous pouvez être considéré comme un Répliquant et donc vous attirer bon nombre de problèmes.
Il existe plusieurs fins possibles et acheminements différents dans le scénarioMais cela ne vous donnera pas un écran «game over», vous devrez justement assumer les conséquences de vos actes et donc continuer la partie avec cette réputation. Il existe plusieurs fins possibles et acheminements différents dans le scénario, et ça c’est une des grandes forces du jeu, qui fait qu’on peut y rejouer plusieurs fois.
Classic or not classic?
À bien des égards, Blade Runner montre des différences notables avec les jeux d’aventures dits «normaux» du moins si on devait comparer avec les LucasArts, mais ça n’en fait pas moins un jeu tripant au possible, avec son style adulte, son humour certes parfois macabre mais drôle, le fait de retrouver certains personnages du film et du livre, une rejouabilité immédiate et un personnage principal attachant. Bon, il faut bien passer aux défauts (j’espère que tu ne m’en voudras pas Ray). Déjà l’interface, enfin le système Kia comme ils l’appellent, qui n’est absolument pas intuitif. Concernant les dialogues, je regrette le manque de choix de manière ordinaire, avec la barre de texte en dessous. Ici (et j’ai pris du temps avant de comprendre que cela avait un impact) vous avez dans le menu options différents visages de Ray selon les dialogues à adopter avec les autres, donc du plus poli au plus imprévisible. Le dernier défaut, je le pardonne à l’ancienneté du titre, mais quand notre personnage allume la télé ou entend un autre individu en action, il faut attendre que ceux-ci aient fini pour qu’on puisse prendre la parole ou commencer une action exécutée en cours. ■ Ryldian pour GameTrip.net
Blade Runner est un mythe, autant cinématographique que vidéoludique. Même s’il n’utilise pas les rites du genre, il n’en reste pas moins incontournable, avec son originalité et son univers futuriste, ainsi que des graphismes pas si moches que ça, du moins si on se replace en 1997. En parlant de ça, j’ai un petit conseil pour ceux qui voudraient y jouer sur Windows et qui ont une carte graphique trop puissante (testé par moi-même sur XP donc pour Vista j'te raconte pas): les cinématiques du jeu seront impossibles à regarder (oui c’est le comble), donc tapez dxdiag dans «exécuter», allez dans l’onglet son et désactivez l’accélération, et ça devrait marcher parfaitement.