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Test / PSX

Final Fantasy VII (PSX): le Cloud de maître de Square

Final Fantasy VII (PSX): le Cloud de maître de Square

L’immense saga Final Fantasy, après de multiples essais dont quelques volets très réussis se trouve enfin son messie en cette année de grâce 1997. Lorsque le septième opus débarque sur notre Playstation adorée, le bouleversement est total. Mieux qu’un MMO, qu’un Action-RPG ou qu’un hack’n’slash, un RPG classique réalisé d’une manière exemplaire. Que peut-on lui reprocher?

Torché par Robin Masters, 23 Juin 2008
L’action commence à Midgar, capitale d’un monde qui perd peu à peu son énergie vitale à cause des réacteurs de cette immense citadelle qui va finir par tout puiser et ainsi condamner cette pauvre planète. Clad (Cloud dans la version originale), ancien du SOLDAT, se trouve dans l’un de ses réacteurs. Il doit le faire exploser, une mission pour l’écologie, pour l’Avalanche, groupe anti-Shinra (cette organisation qui contrôle tout et nous mène vers une mort certaine) dirigé par l’imposant Barret, espèce de Mister-T avec une mitrailleuse en guise d’avant-bras droit. Imposant malgré lui, il a son caractère et se révèle très attachant. L’histoire de FFVII commence donc ici. Une immersion donc immédiate pour le joueur puisqu'on commence par un combat, plutôt simple mais idéal pour se mettre dans le bain. Vous vous contenterez de suivre les ordres et la linéarité du début avant de chercher à comprendre quoi que ce soit. Une fois l’explosion passée, vous retrouverez Tifa, amie d’enfance de cette blonde qu’est Clad, et plutôt amoureuse de lui. En plus, elle a des gros seins, un détail non négligeable. Barret est dur en affaire. Alors que vous venez de négocier votre salaire, vous voilà reparti pour votre prochaine mission, le réacteur 5. A exploser? Oui, encore. Sauf que cette fois-ci, Tifa l’accompagne, histoire de la jouer belle gosse devant un mec qui s’habille tout en mauve. Mais ils se font repérer et utilisent le plan B pour parvenir à leurs fins, aussi catholiques et nobles soient-elles. Clad pose la bombe sans problème et c’est alors qu’il voit Tifa plus jeune portant son père ensanglanté. Quelle douleur! Cela lui brûle la tête! Quelles sont ces visions qui causent de si grosses migraines? Tandis qu’il reprend ses esprits, il est déjà trop tard, la Shinra avait anticipé les plans d’Avalanche et le combat épique sur une passerelle déboule sur une chute vertigineuse de Clad qui voit Tifa lui tendre sa main.

Au bonheur des dames

Il se réveille, allongé sur un parterre de fleurs désormais foutues, puis il voit une jolie jeune fille à ses côtés. Elle répond au doux nom d’Aeris. Il se souvient l’avoir aperçu lors de sa première mission, elle lui avait vendu des fleurs. Comme tout homme qui se respecte, il se relève, se présente comme un mercenaire et c’est en échange de sa protection qu’Aeris devient sa petite amie. Reno, qui vient pour cette dernière, les amène à fuir. Nos deux tourtereaux retrouvent ensuite Tifa, soutirent des informations au Don Corneo grâce au côté féminin de Clad puis subissent l’attaque de la Shinra dans le Secteur 7. Quelques morts plus tard, ils décident de contre-attaquer directement au siège de la Shinra afin d’en finir pour de bon. S’en suivent des combats, des scènes rocambolesques et la fuite de notre fine équipe qui se retrouve enfin hors des portes de Midgar. L’aventure peut commencer. Très vite vous réaliserez que le principal danger n’est plus la Shinra mais Sephiroth, une ancienne connaissance de Clad, charismatique comme pas deux et surpuissant!

Le monde est immense. Et mine de rien, la principale ossature du groupe titulaire de FFVII est là. Clad, Aeris et Rouge 13. Il est temps de les présenter, non? La belle Aeris est spécialiste de la magie blanche, elle se révèlera une alliée indispensable, un de mes personnages préférés jusqu’à cette scène inoubliable et émouvante avec Sephiroth... Rouge 13, c’est un chien rouge, dernier de son espèce, trouvé et libéré dans la tour de la Shinra, l’un des meilleurs et plus charismatiques personnages du jeu. Très puissant, agile, et surtout stylé. Quatre autres personnages vous rejoindront tout au long du jeu: Yuffie, la voleuse spécialiste des tirs à distance, Cait Sith, jouet télécommandé pas très efficace et sûrement le moins utilisé du jeu, Vincent Valentine, ancien des Turks (armée d’élite de Shinra composée notamment des deux idiots que sont Red et Reno), armé d’un fusil, donc idéal en seconde ligne, mais incontrôlable une fois ses Limites déclenchées, et pour finir, Cid, le mécano qui sait tout faire tout en râlant tout le temps et sur tout. Armé d’une lance puissante, il s’avère aussi utile que Rouge 13 mais si vous décidez de l’associer avec Clad en plus, il vous manquera un support conséquent pour la magie. A vous de voir.

Et maintenant, que vais-je faire?

Intéressons-nous à ce qu’il y a dedans le jeu: le contenu, pour ainsi dire, n’est-ce pas. Le système de combat est celui d’un RPG classique. Lorsque vous explorez une zone et qu’un combat se déclenche, l’écran change pour arriver sur la zone de combat, avec les adversaires face à face, face to face comme on dit dans le Vercors. Un combat se joue au tour par tour, avec des attaques classiques au corps à corps ou à distance selon les armes. Les dégâts varient selon votre niveau, tout comme vos points de vie ou de magie, normal pour un RPG me direz-vous. Le petit plus se situe au niveau des limites, qui se déclenchent au bout d’un certain nombre de coups encaissés. Il s’agit donc d’un coup spécial plus ou moins efficace selon le personnage mais très stylé et surtout utile. Selon l’arme et le niveau, votre limite causera des dommages élevés. Autant dire que l’utilisation de la limite est un atout non négligeable.

L’autre force de Final Fantasy VII se trouve dans le système de magie ici lié à l’attaque: les matérias. Il s’agit de petites boules à lier aux armes pour les utiliser. Elles se divisent en cinq catégories et couleurs distinctes: la matéria verte pour la magie, de soin ou d’attaque, à confier de préférence à Aeris ou Vincent, la bleue dite d’effet, qui s’associe à une autre pour ajouter un effet, comme l’attaque furtive, le vol simultané, la contre-attaque à chaque fois en même temps que vous portez un coup. La matéria jaune, pour les commandes, qui ajoute une action au personnage qui en est équipé, comme la furie, le vol, le coup mortel ou encore le mime. La matéria violette pour le soutien, idéale pour se protéger, se booster ou attirer les chocobos dont on parlera plus loin. Et pour finir, la matéria rouge, celle d’invocation. Chacune d’elle n’existe qu’en un seul exemplaire et ne peut au départ être invoqué qu’une seule fois. Mais plus loin dans le jeu, lorsque vous associerez les Chevalier de la Table Ronde avec Ultima, Invocation-W et Attaque Double, les dégâts seront irréversibles! Parmi les invocations, on adore les classiques comme Shiva ou Léviathan, mais rien ne vaut Alexandre, Bahamut ZERO, Phénix, Hadès et les fameux Chevaliers de la Table Ronde. Ces matérias sont dispersées dans tout l’univers du jeu et les plus rares ne viendront pas à vous. Il vous faudra les débusquer, les voler, les acheter, seuls les plus acharnés les possèderont toutes et surtout les meilleures. Toute la subtilité des combats réside donc dans ces matérias, permettant de belles combinaisons et des attaques de folie avec votre équipe type.

Simply the best

Mais par quoi Final Fantasy VII s’est-il démarqué de ses prédécesseurs et surtout de la concurrence? Grâce à son gameplay simple d’accès et extrêmement fouillé à la fois. Les non initiés évolueront sans trop de problèmes et termineront le jeu avec plus ou moins de difficulté. Les hardcore gamers, les fans, eux, trouveront tout, exploiteront le jeu jusqu’à la moelle et parviendront sans trop de soucis au 99h59:59s de temps de jeu avec leurs personnages tous au niveau 99 avec 9999HP et 999MP. Et j’en connais, dont moi. D’ailleurs, quand vous êtes arrivés à ce point, le combat final contre Sephiroth n’est qu’une partie de plaisir, avec les associations de sorts et la puissance, vous terminerez le jeu facilement tout en mangeant des Chocapic, avec des lunettes de soleil, à cloche-pied, en buvant du Saint-Émilion, en chantant La Bamba et en terminant les mots fléchés force 8 de Mamie. Sa durée de vie est donc proche de l’infini (et au-delà), de quoi tous nous ravir. Les graphismes sont d’époque PSX en début de vie, avec des personnages simplistes mais des décors fouillés et dans l’ensemble détaillés. Vous affronterez des ennemis en tout genre, comme les classiques Bombos, Adamantai, les Morbol ou encore les non moins connus Xylomids. Plein de villes s’offrent à vous, un vaisseau pour voyager plus rapidement, un sous-marin, et les Armes. Ah oui, les Armes, comment les oublier. Faisant office de quête optionnelle, la destruction des Armes n’est pas nécessaire pour finir le jeu mais important pour l’ego et pour les talents qu’on peut leur voler et les récompenses qui vous attendent en retour. Au nombre de cinq au départ, vous n’en aurez que trois à abattre. Il s’agit en fait de gros robots surpuissants. La première vole et ne montrera que peu de résistance. Les deux suivantes, par contre, qui n’existaient pas dans la version japonaise, demeurent quasi imbattables, chacune possédant 1 000 000 de HP! Emeraude se trouve dans l’eau et vous aurez vingt minutes pour la tuer. Passé ce délai, la mort vous emportera. L’autre Arme se trouve dans les sables et résiste à tout ou presque! Elle ne craint pas la magie, attaque deux fois par tour, la tuer est bien plus difficile que de tuer le boss de fin. Sans aucun doute l’ennemi le plus puissant de tout Final Fantasy VII.

Hormis combattre, d’autres activités s’offrent à vous dans ce grand univers peuplé. Vous pourrez capturer un Pampa pour l’invoquer par la suite, sur une île peuplée que de pampas rigolos. Des zones non indiquées sur la carte sont à découvrir et elles regorgent de choses intéressantes. Vous aurez la possibilité de faire de l’archéologie sur un chantier rien qu’à vous, acheter votre propre maison à Costa Del Sol, voler des objets rares aux ennemis, déambuler et jouer dans Gold Saucer, un grand partc d’attractions avec des courses à moto, de snowboard, des batailles de sous-marins, des jeux d’argent et l’arène qui vous rapportera pas mal de Gils, la monnaie locale, aucun rapport avec Mr Veissiere. Mais l’atout principal du parc est la course de chocobos, vous savez, ces bestioles jaunes (ou pas), mélange de canaris et de dinosaures. Feature inédite à cet opus et que l’on aurait aimé revoir: l’élevage de chocobos. Vous disposerez à un moment d’une ferme pour élever vos chocobos, qui peuvent devenir un moyen de transport. Sauf qu’il ne s’agit pas que de les élever. Cela se passe dans la ferme de Choco Billy, qui vous louera des emplacements. Par la suite, rôdez autour du Village Fusée pour en capturer et envoyez-les à la ferme. Une fois que vous posséderez un mâle et une femelle, accouplez-les. Pour cela, il vous faudra une noix de Caroube, objet rare que vous trouverez sur dans la région du Glaçon en affrontant des Vlakorados, des gros dinosaures à 33333HP. Selon le hasard, vous obtiendrez un chocobo vert ou bleu. Répétez l’opération avec deux autres chocobos standard pour obtenir un autre bleu ou vert, du sexe opposé en plus. Accouplez-les avec une noix du même type et avec un peu ou beaucoup de chance, vous obtiendrez un chocobo noir, chose déjà rairissime. Une fois tout ceci fait, vous arrivez au plus difficile. Direction le nord-est sur l’île des Goblins, et volez vos ennemis pour obtenir la noix de Zeio. Ce n’est pas fini, vous devez accoupler votre chocobo noir avec un chocobo de la région du Glaçon, et il est rare de trouver un exceptionnel, en général accompagné de lapins. Quand vous aurez les bon chocobo du bon sexe, faites ce que vous avez à faire et le résultat sera à la hauteur de vos attentes et heures passées pour arriver jusque là: un chocobo d’or!!! Unique, il est le moyen de locomotion idéal puisqu’il est très très rapide et marche l’eau, les montagnes et lors des courses au Gold Saucer, vous arriverez LARGEMENT en tête, et à vous le pognon et la classe! Commis par Robin Masters, 23 Juin 2008
En conclusion
10

/10

Cela fait désormais dix ans que je cherche au moins un défaut à Final Fantasy VII. Il a bien vieilli en dehors des graphismes, mais on lui doit une durée de vie exemplaire, et rares sont les personnes qui en sont venus à bout à 100%, le scénario est prenant, l’intrigue vous tiendra jusqu’au dénouement final, les personnages ont beaucoup de charisme, la musique signée de l’inévitable Nobeo Uematsu s’avère magistrale et mémorable, l’univers futuriste créé nous surprend et l’aventure FFVII ne peut que nous ravir, à moins de ne pas aimer les RPG ou la série en elle-même. Là aussi, j’en connais. Pour conclure de manière un peu osée, je dirais que FFVII est probablement l’un des meilleurs RPG de tous les temps, à tous les points de vue.
En perspective
Sur chaque test, l'auteur se pose une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?»Les Final Fantasy qui ont suivi n’étaient pas bien formidables. Le VIII bien mais sans plus, le IX beaucoup trop court, le X bien réalisé mais inintéressant, le suivant fut online et pas mal du tout, et le XII est très apprécié de la communauté, mais sans égaler le septième, souvent à égalité dans les sondages avec le V. Divers spin-off de FFVII ont vu le jour, Before Crisis, un action RPG en ligne se déroulant avant FFVII, Dirge of Cerberus mettant en scène Vincent Valentine, un second épisode faisant office de shooter RPG puis Crisis Core sorti récemment, action-RPG se déroulant 7 ans avant FFVII. Ce ne sont pas les jeux qui nous auront le plus marqué mais bel et bien Advent Children, spin-off en image de synthèse réalisé par Square et dont l’histoire se déroule deux ans après la mort de Sephiroth. Graphiquement bluffant, ce film d’1h40 ravira les amateurs du jeu. Pour finir, Last Order est un OAV fait pour nous aider à comprendre ce qui s’est passé juste avant ce FFVII, notamment la jeunesse de Clad quand il était dans la Shinra.

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