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Test / PC

Doom (PC): des balles dum-dum dans ta face

Doom (PC): des balles dum-dum dans ta face

Saviez vous qu’il y a une dizaine d’années, le mot boum existait encore? Ah? Il existe toujours aujourd’hui? Mmmmh, un autre exemple. Ah mais oui, comme les boums de ma petite sœur, que j’appelle plutôt des goûters. D’ailleurs, c’est pas là-bas que je risque de m’amuser, alors hop, direction le PC!

Commis par Robin Masters, 20 Mai 2006
Je vais faire un petit bond d’à peine 13 ans en arrière. Prêt? Fffffuuuuwiiiiiiiiiiiiiiwoooooaassssssfffgggggggdddddddffff!!!!!! Je me nomme Our Hero (bah oui, on fait ce qu’on peut), j’ai beaucoup moins de pixels qu’aujourd’hui, la souris n’est pas mon amie et je ne fais que trois têtes différentes: en forme, blessé, mort. J’étais peut-être limité, mais moi, je suis un précurseur d’un genre nouveau, et toc. Même si on parle aussi de Wolfenstein 3D, c’est Doom qui a lancé le genre FPS (ou jeu-où-on-ne-voit-que-l’arme) à la face des gamers complètement abasourdis par ce fléau vidéo ludique, fléau ô combien excellent, inutile de le rappeler.

Tuerie à l’horizontale

Concernant la prise en main, elle est immédiate tellement elle est basique. Les flèches servent à avancer et à reculer, mais aussi à regarder sur la gauche ou la droite. Quel intérêt ici de regarder en hauteur, il y a rien? Une touche ensuite pour tirer et ça suffira. C’est enfantin, évidemment sur votre route vous croiserez des munitions, des kits de soins, des cartes de couleur bleue, jaune, rouge ou verte, ouvrant des portes de mêmes couleurs, cela va de soi. N’oublions pas l’interface, la fameuse barre fourre-tout en bas de l’écran, sur laquelle on voit l’état de santé, de l’armure, la tronche du héros, les munitions et l’arme sélectionnée. Basique, mais complet, sans artifice, de l’efficace dans ta tronche, gros.

Profession: boucher

Dans Doom, vous n’êtes pas seulement un héros, vous êtes un boucher professionnel. La biographie ne dit pas si le héros a eu son CAP boucherie ou pas étant jeune, mais toujours est-il que niveau carnage, on est carrément servis comme des rois sur un plateau d’argent. Pas de répit, dès le début, on bute les premiers marines ennemis, les premiers zombies, c’est gore. Ça gicle (avec des graphismes de l’époque, le délire total!), ça pousse des cris monstrueux, et c’est horriblement calme. Mais très vite, il y aura de plus en plus de monde à l’écran, et les joueurs de Doom 3 seront ravis de retrouver les ancêtres des inks, des lost souls, des hellknight, à savoir eux-mêmes dans cette première version. On prend goût immédiatement au concept: on tue, on ouvre des portes, on tire sans réfléchir, pas de complications, du fun, un défouloir sanglant et ô combien orgasmique. Gribouillé par Robin Masters, 20 Mai 2006
En conclusion
8

/10

Ancêtre des FPS, sanglant, bourrin, jouissif à souhait, il a tout ce qu’il faut, ce ptit jeu! La durée de vie est conséquente, on s’amuse, on rigole, on stresse, on sursaute même, les vraies sensations qu’un soft est censé procurer sont là. Que demander de plus?
En perspective
Sur chaque test, l'auteur se pose une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?»Ce jeu est tout le simplement le précurseur d’un genre connu de tous aujourd’hui. Pourquoi dit-on Doom-like aujourd’hui, selon vous? Bien des FPS ont réussi avec brio à égaler l’ogre de John Carmack, que ce soit FEAR ou Half-Life. Celui qui en est le plus proche niveau «je défonce tout» c’est Soldier of Fortune (bah tiens, mon jeu préféré). Pour tout vous dire, je m’amuserais davantage en jouant au premier Doom qu’au dernier sorti, le troisième.