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Auto Destruct: l'auto, sportif

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Jeu PSX | Action | Edité par Electronic Arts | Sorti en Décembre 1997
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Posséder une superbe voiture, l’équiper comme il se doit et faire régner l’ordre selon ses propres méthodes, voici ce qu’il est permis de faire avec Auto Destruct. Allez, on attache sa ceinture, on chausse ses lunettes de soleil et on met le pied sur le champignon.

TLDR

FUN
Assez jouissif
JOUABILITÉ
Intuitif
TECHNIQUE
Imparfait
NOSTALGIE
Coup de vieux

Difficile de louper la cible...
En 1997 sort Grand Theft Auto, jeu dans lequel on incarne un malfrat prêt à tout, surtout à semer le chaos, pour parvenir à ses fins et gagner beaucoup d’argent. Début 1998, Need for Speed III: Poursuite Infernale demande aux joueurs de gagner des courses tout en semant les forces de l’ordre. En 1999, Driver propose des missions en voiture dans un décor réaliste. Avec Rage Racer et Gran Turismo, la fin des années 1990 rime avec jeux de voiture, violents ou non. Electronic Arts missionne donc le studio suédois Neurostone pour créer un jeu de voitures avec de l’action et un scénario, histoire de donner un intérêt aux courses sauvages.

La fameuse vue du dessus. GTA, prends garde à toi.
Dans Auto Destruct, dans un futur proche, on incarne Booth, un mec qui rencontre quelques problèmes dans sa vie personnelle. En plus de son nom pourri, il doit faire face au meurtre de sa famille par un mystérieux culte religieux. Assoiffé de vengeance, Booth intègre une organisation clandestine, le Temple, qui lui permettra - il l’espère - de retrouver les meurtriers de ses proches. Booth étant plutôt à l’aise un volant entre les mains, le Temple lui propose un bolide exceptionnel. Ultra rapide, très maniable, jolie, la cylindrée embarque sur elle une tripotée d’armes redoutables, bien loin des carapaces et peaux de bananes de Mario Kart. Booth va donc devoir suivre les instructions qu’il reçoit par radio et partir à la poursuite de tanks, d’hélicoptères ou de voitures pour les détruire.

Rapide et furibond

Un peu vides les rues.
Booth devra également secourir et escorter des VIP, faire quelques filatures ou parfois même fuir une zone. Il faudra également surveiller ses munitions ainsi que son essence, les ressources n’étant pas illimitées. Les passages à la station-service permettront de faire le plein et de réparer la voiture dans les trois villes fictives qui peuplent le jeu. Les villes sont d’ailleurs d’immenses aires de jeu, chose plutôt rare pour l’époque, et le tout tourne sans sourciller. La conduite s’avère plutôt instinctive et nerveuse comme il faut, aidé par plusieurs caméras (vue intérieure, vue extérieure, vue de dessus) pas trop capricieuses.

Avec ses 25 missions, Auto Destruct propose une aventure suffisamment longue, haletante et assez ardue (certaines missions sont à s’arracher les cheveux). En opposition à ces nombreuses qualités, plusieurs défauts viennent ternir un peu le tableau final. Les cartes, certes grandes, sont désespérément vides. Peu de piétons mais également peu de véhicules, Booth a peu de chance de faire un génocide là où il passe. Dernier défaut, sa gestion des collisions très peu précise. Il en faudra beaucoup pour ruiner la voiture de Booth. - Torché le 09/08/2019 à 8h00 par Robin Masters.
La péroraison
Auto Destruct laisse un bon souvenir à ceux qui y ont joué, à juste titre, car il est assez long, propose un vrai challenge et un concept inédit pour l’époque. Les missions ne manquent pas d’action et la voiture que l’on pilote est une véritable arme de destruction massive.
Futur en tailleur
Sur chaque test, l'auteur se met en tailleur pour se poser une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?» Depuis Auto Destruct, nous avons eu Driver, dans la même veine bien que moins nerveux, mais également Grand Theft Auto 3 sorti en 2001. Un bon souvenir mais difficilement rejouable aujourd’hui.
Le verdict
Jeu PSX | Action | Edité par Electronic Arts | Sorti en Décembre 1997
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7
10