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Test / PC

The Secret of Monkey Island (PC, MegaCD, Atari ST, Amiga): l'île de la Tortue, gars

The Secret of Monkey Island (PC, MegaCD, Atari ST, Amiga): l'île de la Tortue, gars

Monkey Island, c’est un peu comme Pirates des Caraïbes, mais dans les 15 ans plus tôt. Mais Monkey Island, c’est surtout l’histoire la plus improbable de la piraterie moderne. Celle de Guybrush Threepwood!

Torché par Jivé, 22 Août 2006
Dans l’histoire du point & click des années fin 80 - début 90, il faut retenir deux studios: Sierra et LucasArts. Et dans LucasArts, alors LucasFilm Games à l’époque, il faut se souvenir de deux noms: Day of The Tentacle et Monkey Island. Monkey Island premier du nom est sorti en 1990 sous le nom complet de «The Secret of Monkey Island» grâce à notre duo de choc Tim Shafer et Dave Grossman.

Un brin d’histoire

Si vous avez lu le test de Day of The Tentacle sur GameTrip, vous connaissez sûrement déjà ces deux énergumènes. Concepteurs chez LucasArts, le duo est à l’origine de Maniac Mansion, premier point & click «en couleurs», j’entends par-là «de nouvelle génération». Suivi par Day of The Tentacle, ainsi que les deux premiers opus de Monkey Island. Mais MI c’est aussi l’affaire d’un homme, Ron Gilbert, le chef de projet, à l’origine de tous les bijoux de la bonne époque de LucasArts. Encore une fois, l’histoire est simple: au 16e siècle, le pire pirate de l’histoire de la flibusterie doit être formé par le grand conseil des pirates pour devenir un vrai marin. Sur l’île de Mêlée, première des nombreuses îles bizarres qui se succéderont dans la saga MI, votre héros Guybrush Threepwood devra affronter de multiples énigmes et de grandes aventures afin d’accomplir sa tâche. Il rencontrera par ailleurs des amis qu’il cotoira très souvent: Elaine Marley, le gouverneur de l’île et future épouse, Stan le vendeur qui ne ferme jamais son clapet, ou encore le terrible LeChuck, pirate sanguinaire et pire ennemi de Guybrush.

Un jeu, un emblème

Cet univers suffira à déchaîner les passions. Tout est beau dans MI. De la végétation aux décors en mer, en passant par les jungles de l’île au singe ou encore le SCUMM Bar de l’île de Mêlée (SCUMM étant le nom du processeur du jeu, mais j’y reviendrais), c’est grandiose, c’est du LucasArts léché et tamponné de son sceau magique. La bande son est envoûtante et se rapproche d’un film. On croirait un Star Wars et son compositeur John Williams. Normal, c’est de LucasFilm aussi. A l’instar de Indiana Jones and the Last Crusade sorti à la même époque, le principe est du point & click le plus simple: un inventaire en bas de l’écran, et des actions possibles dans les décors et avec les personnages. Personnages qui seront toujours attachants, toujours caustiques et surtout toujours drôles. Encore une fois, l’humour est au rendez-vous, et sera même un point fort lors des combats de Guybrush, qui se font... à l’insulte. Débitez la meilleure parade à une provocation et vous sortez vainqueur du duel. Un exemple: «J'ai parlé à des singes plus polis que toi»... Réponse? «Je vois que tu as passé du temps chez tes parents.» Les pirates sont impitoyables.

La naissance d’un mythe

Vous, vous croyez que je m’emballe pour chaque jeu oldie testé? Non non, c’est juste que j’ai choisi de tester les meilleurs de leurs catégories, j’y peux rien. Bref, tout ça pour dire que Monkey Island est le début d’une longue série. Venant après Loom, Zak McKracken ou encore Maniac Mansion qui ont connu moins de succès, Monkey Island, accompagné de Day of The Tentacle est le déclencheur de la longue aventure des points & clicks made in LucasArts: Sam & Max, Indiana Jones, Full Throttle. Outre le style novateur et humoristique, le jeu a un impact sur la qualité technique: les graphismes sur PC sont alors en 256 couleurs, soit 16 fois plus détaillés que le standard 16 couleurs de l’époque. Sur Amiga et Mac, la définition étant déjà bien supérieure, on se retrouve donc avec une qualité de dessin animé sur son ordinateur. Une vraie révolution technique. Et tout ça avec le moteur de jeu SCUMM, développé spécialement pour DOTT et Maniac Mansion, et qui servira de base au gameplay de la saga. Le mythe est né, et se perpétuera ainsi des années durant. Mais ça, c’est une autre histoire. Commis par Jivé, 22 Août 2006
En conclusion
10

/10

Monkey Island, ou comment devenir une référence grâce à un cocktail détonnant d’aventure, d’humour, de piraterie, et grâce à une révolution technique. Si vous ne devez jouer qu’à un jeu dans votre vie de gamer, c’est bien celui-là.
En perspective
Sur chaque test, l'auteur se pose une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?»Je ne sais pas quel jeu m’a procuré autant de plaisir au niveau des décors, du gameplay et de l’humour. Si, à la limite: Les Chevaliers de Baphomet, mais ce n’est pas la même ambiance. En tout cas, Monkey Island ne vaut que sa suite, et rien d’autre. Un plaisir inégalé.

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