Placer Monaco dans un titre de jeu vidéo, c’est plutôt stylé. En plus, l’occasion ne se présente pas souvent. Avouez qu’un titre Super Monaco GP, cela donne envie et ce, peu importe le support. Voyons voir la version Game Gear, tiens.
La Formule 1 adaptée en jeu vidéo, cela ne date pas d’hier. Sur toutes les plateformes, il a été possible au moins une fois de piloter un bolide à 300 km/h sur des lignes droites et prendre des virages en tête d’épingle pour tenter de doubler par l’intérieur. On s’intéresse aujourd’hui à la saga Monaco GP, que les plus anciens connaissent. Le premier volet sort en 1979 sur borne d’arcade, suivi d’un Pro Monaco GP l’année suivante, puis Super Monaco GP, Ayrton Senna’s Super Monaco GP II et enfin Ferrari Ultra Super Monaco GP: The Final Race. Ah non, pas le dernier. Que des noms ronflants, qui respirent l’asphalte, le bruit blanc et la sieste devant la TV le dimanche après-midi.
Pole position
Seuls quelques détails permettent de différencier les circuits.Contrairement aux deux premiers volets sortis, qui offraient une vue du dessus, Super Monaco GP nous place au volant de la voiture. Sorti en premier en Arcade, le jeu tournait à 60 images par seconde et fut le premier à offrir un retour de force lorsque l’on tourne le volant. Une innovation remarquée et saluée à l’époque. Réussi en tout point, le jeu proposait une vue miroir en haut de l’écran, la possibilité de jouer en multijoueur grâce au Power Link de Sega. Le circuit de Monaco, évidemment présent, propose toutefois un tracé différent.
Des arbres, c'est le Japon, non?Le joueur affronte 19 autres concurrents, il effectue un tour de practice pour déterminer sa place lors de la course suivante, dans un délai de 45 secondes, sinon c’est Game over. Entre chaque course, il est possible d’ajuster les caractéristiques de la voiture, pour l’adapter au circuit à venir. La version Mega Drive propose tout ça et ajoute le mode Championship, reprenant les circuits officiels, offrant même la possibilité en cours de saison de changer d’écurie. Un système de sauvegarde par mot de passe permettait de reprendre sa partie. Simple, efficace. Ces deux versions rencontrent un franc succès critique, grâce aux modes variés et la conduite vraiment agréable, sans oublier les graphismes réussis. Il est d’ailleurs plusieurs fois récompensé, ce qui en fait sans aucun doute le meilleur jeu du genre au début des années 1990.
Fast and disastrous
Une forme de circuit assez inhabituelle.La version Game Gear, nous y venons. Elle sort en même temps que la console portable de Sega, en 1990 au Japon. Elle reprend les circuits et le mode Championship, sans oublier les quelques réglages entre chaque course. Les circuits se ressemblent tous, seuls quelques éléments de décor en arrière-plan viennent légèrement les différencier. En Allemagne, on voit des arbres, la forêt noire peut-être, au Japon, on devine le Mont Fuji. Mention spéciale au circuit de Monaco, désormais en pleine campagne, perdant tout son charme de circuit urbain. Enchaîner les courses du championnat du monde donne la sensation de faire presque tout le temps la même course, visuellement seulement car les tracés sont effectivement bien différents.
On reconnaît le paysage allemand au premier coup d'oeil.L’écran de la Game Gear est plus petit, les capacités techniques de la console plus restreintes, alors pourquoi avoir adapté le jeu? En fait, plus qu’une adaptation ou un portage, c’est un jeu différent qui porte le même nom. Même la caméra passe à la vue à la troisième personne. Terminé le tour de practice entre les circuits, ici, on commence chaque circuit bon dernier, peu importe la place lors de la course précédente. Les réglages du véhicule ne changent pas grand-chose, un virage mal pris et c’est la sortie de route. La maniabilité, même à l’époque, se révélait assez désagréable, très peu précise, rendant l’expérience de jeu sans saveur. La vitesse offre un rendu correct en ligne droite, mais c'est tout. Le moindre virage est une tannée à négocier, d’ailleurs difficile à anticiper, le plan du circuit étant plutôt mal placé sur l’écran.
■ Robin Masters pour GameTrip.net
encore quelques images
Pas mal de verdure sur Monaco, maintenant.D'apparence basique, ce circuit vous en fera voir de toutes les couleurs.
L'avis de Robin Masters
Super Monaco GP, dans sa version Game Gear, n’offre pas une expérience mémorable. La maniabilité n’est pas au rendez-vous, les circuits se ressemblent beaucoup, ces deux points faibles suffisent à ruiner le plaisir. On peut ajouter les graphismes tout juste corrects et la partie sonore très basique, cela nous donne un résultat plutôt moyen. Côté points positifs, la vitesse est plutôt bien rendue et le jeu tourne très bien techniquement.
Sur chaque test, l'auteur se met en tailleur pour se poser une ultime question: «avec le recul, aujourd'hui, quel jeu m'a procuré autant de sensation que cet oldie?»
Préférez la version Mega Drive, qui est un tout autre jeu, bien meilleur. Une suite est sortie sur la console, plus jolie graphiquement.
Article complet : vous êtes sur une page de test qui parle de Super Monaco GP (GameGear), découvrez ici notre avis expert et nostalgique de fans du rétrogaming et des jeux vidéo oldies.
Vous pouvez commenter et réagir à cet article et si vous cherchez un article sur un support précis, direction les univers de jeux classés par consoles.