Enorme aujourd'hui, avec des boutons qui grincent, la Game Boy.
Le ou la Game Boy, c’est selon, bien qu’elle soit officiellement masculine, se fait quand même insérer des cartouches… J’ai vu plus masculin, moi! Bref, quand est-ce qu’elle est arrivée et comment a-t-elle germé dans les têtes des gens de chez Nintendo. Bah, j’en sais rien. Elle est arrivée le 21 avril 1989. Au départ, Gunpei Yokoi, son créateur, voulut en faire une sorte de mini NES, mais portable et avec un écran monochrome, ce qui lui permettait de la vendre bien moins chère. Ses atouts ne sont pas négligeables: une petite taille, une grande autonomie, plein de jeux et un prix attractif. Quand elle débarqua, ce fut avec la révolution mondiale de l’histoire du jeu vidéo! le casse-briques Tetris! Avec un tel jeu au lancement, ça ne peut que faire mal !
Si Tetris était fourni dans le pack de lancement, d'autres jeux ont accompagné la portable lors de sa sortie: Alleyway et Baseball (au Japon et aux USA), Super Mario Land, Tennis (USA), Yakuman (Japon), soit 6 jeux. Deux seulement sortiront en France, celui qui casse des briques et le plombier moustachu. On notera le prix de l'époque: 590 francs chez nous, soit 90 euros, ou plutôt 150 si on prend en compte l'inflation.

Pikachu à la rescousse!


Toute la famille réunie!
La Game Boy se vendait certes très bien, mais depuis la bombe Tetris, seuls Super Mario Land, The Legend of Zelda: Link's Awakening et Kirby's Dream Land ont tenu la barraque. La console n'était pas en bout de souffle, mais presque. Il a fallu attendre la création de Satoshi Tajiri, qui en 1996 lança Pokémon, permettant de relancer les ventes de la portable, et qui permis d’apporter tous les dérivés que l’on a connu ensuite: la Game Boy Pocket, la Light, la Color, la GB Advance, la SP, puis la Micro en 2006. La portable se vend si bien qu’aujourd’hui on compte 118 millions de Game Boy vendues, ainsi que plus de 400 millions de jeux, de quoi donner la grosse tête aux gars de chez Nintendo qui ont pu dépenser leur argent et jouer aux punks en se prenant pour les Sex Pistols. Ou pas, c'est pas trop l'esprit au Japon.

Alors, c’est pas une console mythique, ça?


Ca fout des frissons!
Ben, si. Et pas qu’un peu. Tant de ventes, ça fait rêver, surtout quand on voit la config de rêve que propose la bête: un processeur cadencé à 4.2 Mhz, 8 ko de RAM, écran LCD, résolution d’écran 160x144, possibilité de jouer en réseau et cartouches allant jusqu’à 4 Mo quand il fait beau. Qui n’a pas un souvenir de Game Boy dans son enfance? La relève de la Game And Watch est formidable, et la prochaine est attendue au tournant. La Nintendo DS, sortie en 2004, dépassa les ventes de sa grande soeur en s'écoulant à plus de 150 millions d'unités, soit le double de la Nintendo 3DS, sortie en 2011 pour être rangée au placard en 2020. Chez Nintendo, on est indécis, ou on a de la suite dans les idées. Au lieu de sortie une nouvelle console de salon et une portable, on opte pour une console pouvant faire les deux. Sortie en 2017 pour une durée de commercialisation estimée de dix ans, elle s'est déjà vendue à 155 millions d'unités. On pourrait y ajouter la Switch Lite et ses 25 millions de ventes ou encore la Switch 2, sortie fin 2025.

GB for ever


Malgré tout ce succès, la Game Boy garde une place bien au chaud dans le coeur des joueurs, qu'ils l'aient tenu dans leurs mains en noir et blanc, en version color, mini ou même Advance. En comptant les déclinaisons, on arrive à une période de vie de près de 20 ans, pas étonnant plusieurs générations témoignent d'un amour inconditionnel pour cette portable. N'oublions pas l'iconique tintement de la console à son démarrage, sur le logo Nintendo...
Au classement des jeux les plus vendus, on retrouve très logiquement du Pokémon, occupant six places dans le top 10. Viennent ensuite Tetris et Super Mario Land. Mais n'oublions pas les autres succès, comme les adaptations de héros du petit écran (Bugs Bunny, les super-héros Marvel, Les Schtroumpfs), Mickey, Star Wars ou encore Mega Man. ■ Robin Masters pour GameTrip.net