Pour beaucoup, il s’agit là d’une bible, du meilleur jeu de baston. Pour d’autres, Mortal Kombat est une franchise incontournable et mythique pour le gore. Quoi qu’il en soit, tout le monde connaît. Il a bien fallu un premier épisode, le voici.
test Mega Drive \\ Mortal Kombat: c'est fini, Shim
«Goro goriiii-iiii-lllllleu» (air connu)
«Ouais, spa cool» (acteur connu)
«Finish Him» (jeu connu)
Le tournoi peut désormais débuter. Vous choisissez votre combattant et partez à l’assaut du tournoi. Pour corser un peu la tâche, vous devrez vaincre chacun des six autres personnages pour ensuite affronter Goro et en guise de final Shang Tsung. Et comme tout bon (et vrai) jeu de baston, la difficulté est au rendez-vous! La manière de jouer s’avère plutôt simple, avec un bon choix de coups. Coup de pied haut, coup de pied bas, coup de poing haut, coup de poing bas et protection. En combat plus rapproché, un coup devient une projection ou une balayette. Ajoutez à cela les coups spéciaux en pressant une direction en plus d’un bouton et vous là une panoplie assez large. Evidemment, c’est différent pour chaque personnage. Ce qui a fait la renommée de Mortal Kombat, ce n’est pas réellement son système de combat, mais son univers sombre, son sang et les «fatalities». Censuré dans la plupart des versions sorties (il fallait un code sur Mega Drive pour les activer et sur SNES le sang était jaune), le système de Fatality est une invention géniale et jouissive, et c'est excellent lors de parties à plusieurs joueurs. A la fin du deuxième round remporté, vous voyez votre adversaire debout, titubant à moitié, et c’est à vous de le finir. Les développeurs ont été inspiré pour le coup, entre la tête qui explose, l’égorgement, le découpage de membre, il y a de quoi manger. Le jeu est dans l’ensemble plutôt fluide, les combattants ne sont pas dessinés mais digitalisés à partir de séquences filmées d’acteurs, ce qui donne un rendu aux personnages plus fin, plus fluide mais les animations ne s’enchaînent pas toujours parfaitement. Physiquement différent avec quatre bras, le sous-boss Goro a lui profité du stop-motion. Un total donc de sept personnages dont quelques uns cachés pour sept arènes de combat, un gameplay plutôt fluide. Cette version ne souffre pas de beaucoup de défauts, mais ils s’avèrent gênants. Le son vous donnera des migraines par sa qualité très basse et les graphismes sont de classe moyenne, moins beaux que dans la version SNES par exemple. Et le système de Fatality censuré, c’est chiant, il faut se taper un code à chaque fois pour le débloquer. ■ Robin Masters pour GameTrip.net
Ce Mortal Kombat est bon, il est dur, il est long, il est prenant et les personnages sont charismatiques. Cependant, il est moche, le son est pourri et sans code, il n’y a ni sang ni Fatality. Une bonne entrée en matière, mais préférez la version arcade si possible, ou la version SNES.