Maniac Mansion est au jeu vidéo ce que La Nuit des Morts Vivants est au cinéma d'auteur. Cherchez bien, il y a une erreur, subtilement cachée. D'ailleurs, si on considère que le cinéma n'est qu'un schème métalinguistique de l'outrance post-scénique mémorielle, cette phrase ne vous mettra nulle part et vous empêchera d'apprécier à sa juste valeur le magnifique texte ci-après. Prenons donc plutôt une phrase qui va rendre votre cerveau disponible: le ciel est bleu. Vous êtes prêts.
test PC/DOS \\ Maniac Mansion: ma niaque, mon fion
«Maniac Mansion, c'est DoTT 2?»
Le moteur Scumm, création géniale de Lucas, assure la qualité du jeuHeureusement d'ailleurs, le moteur est bien conçu à travers Scumm, la création géniale de Lucasfilm Games, qui assure la qualité de la galette (enfin de la disquette) entre vos mains. C'est même le premier jeu développé sur ce moteur, et n'ayons pas peur des mots, le premier épisode de Day of the Tentacle. Ne vous étonnez donc pas de retrouver le Docteur Fred ou les tentacules.
La belle et la bête. Et le surfeur. Et le geek...
Série B
Parodiant les films à tendance «teenagers perdus chez les zombies», Maniac Mansion est un univers à lui seul. A l'image de DoTT ou de Monkey Island, le jeu aime le comique de situation et compte beaucoup sur les dialogues affûtés des personnages pour offrir au joueur de belles tranches de rigolades. Techniquement pas mal pour son époque, le son est géré par le PC lui-même et la séquence d'introduction avec la musique en bips système est devenue culte. Loin d'être parfait, il reste pour autant la crème et sûrement le début du genre point & click, qu'il utilise à la perfection. Son style a non seulement inspiré sa suite logique, DoTT, mais également le reste des jeux d'aventure de LucasArts, puis le reste des pointécliques tout court. Du coup, simple d'utilisation, tout le monde s'y retrouve. Ce système, novateur pour l'époque, est un peu fourbe sur certains endroits. Comme lorsqu'il faut retrouver un bouton dans le noir afin de pointer sa souris dessus et choisir «allumer». Mais c'est ce qui fait le charme du jeu, qui sait jouer avec son joueur, qui propose une réelle interaction. L'histoire, quant à elle, peut se retourner dans plusieurs sens, et reste toujours aussi drôle et bien ficelée. Les personnages, dans le bon ou le mauvais côté (bien que leurs aspirations et machiavélisme ne peut être aussi franchement définis) n'ont aucun mal à prendre de l'épaisseur. Le savant fou est un archétype aussi amusant qu'ignoble. Les tentacules, elles, apportent un peu de fantaisie à cet ersatz de film de science-fiction américain. Tout comme d'autres éléments du jeu, il est plaisant de redécouvrir des récurrences avec Day of the Tentacle et de s'amuser à joindre les deux jeux, aussi délirant l'un comme l'autre. ■ Jivé pour GameTrip.net
Maniac Mansion est culte, sans l'ombre d'un doute. A l'instar des autres productions de LucasArts, des autres jeux d'aventure de l'époque, il propose un scénario rigolo, avec des personnages rigolos et des interactions rigolotes. Bref, c'est rigolo. Sérieusement, découvrir l'inventeur du point & click, c'est essentiel non? Donc je n'ai pas besoin de vous donner plus d'arguments. Et c'est marrant, ça.
