Simba miaule à ses débuts.
79,3 millions de dollars de budget pour un total de 987 millions de dollars de recettes, Le Roi Lion a longtemps été le film d’animation le plus rentable de tous les temps. Lors de sa sortie, il a touché petits et grands et il est encore difficile de trouver quelqu’un aujourd’hui qui ne l’apprécie ou n’a pas été touché par la mort tragique de Mufasa. Spoil? Ah non quand même, si vous n’avez pas vu Le Roi Lion, allez rectifier cette erreur de vie avant de lire la suite du test. Si vous ne comptez pas le voir, vous pouvez carrément partir d’ici. Ah, non non non, restez! On va vous tolérer, après tout cela n’empêche pas de jouer au jeu, me direz-vous. Dans les années 90, les développeurs aimaient beaucoup adapter les films et les dessins animés en jeu vidéo, reprenant les grandes scènes et y ajoutant quelques niveaux, plus ou moins fidèle au support original.

Premier boss, l'incontournable hyène.
Dans cet exercice, le spécialiste dans la distribution de ce type de jeu était Virgin Entertainment. Filière vidéoludique de l’entreprise de Richard Branson, on lui doit la publication de Terminator, Cool Spot, Demolition Man, The Mask, Pinocchio ou encore l’excellent Aladdin. Le plus souvent, l’adaptation sortait sur le plus de supports possibles, faut bien rentabiliser. Cette version Game Gear va bien évidemment différer de la version Mega Drive que nous avions testé ici-même il y a quelques années. Chose amusante, le jeu sort le 4 novembre chez nous et cinq jours plus tard en Amérique du Nord, tandis que le film débarque sur grand écran le 23 novembre en France.  C’était donc tout à fait normal de pouvoir connaître l’histoire du film via le jeu vidéo d’abord. Mais ça, Virgin s’en cognait puisque le film est sorti aux Etats-Unis en juin, donc balec, USA first, fuck yeah.

Simba lance-toi


Salut tonton Scar!
Le Roi Lion se présente donc comme un jeu de plateforme horizontal dans lequel le joueur incarne Simba, ce jeune lionceau naïf qui va passer de l’insouciance à la vengeance suite au complot de son oncle Scar. Au final, Simba en sortira grandi de tout ça. La méthode éducative de Scar n’était-elle pas la bonne? Je pose la question. Revenons au jeu. Le joueur incarne donc Simba dans différents tableaux de sa vie: sa jungle, le cimetière des éléphants, la cavalcade des gnous, la jungle version Hakuna Matata et le retour au bercail avant le combat final contre Scar. 

Bien que difficile, sûrement le meilleur niveau du jeu.
Vous l’avez compris, la version Game Gear propose huit niveaux dont deux quasi identiques, simplement différenciés par la progression, du bas vers le haut pour le premier, et du haut vers le bas pour le second. Ceux-ci se révèlent heureusement plutôt variés et même assez exigeants, pour peu qu’on ne soit pas (ou plus) habitués à jouer sur Game Gear. Plateforme à l’ancienne oblige, les sauts doivent être précis, se font parfois à l’aveugle et certains passages manquent de précision. Simba est tout aussi capable de s'accrocher à un rebord de plateforme que de louper un singe ou un point de propulsion pour visible et ce, malgré un saut semble-t-il correct. 

Pour rugir de plaisir?


Un drôle de niveau, sans logique.
Simba d’ailleurs, parlons-en. Il saute et retombe avec ses griffes, il peut rugir et se rouler en boule. Il s’accroche où il peut pour grimper et se balance à différents points d’accroche pour ensuite se projeter. Petit écran et capacités techniques plus limitées oblige, la progression est un peu plus chaotique. Le Roi Lion est sans pitié, un game over et c’est le retour au début. Le petit écran de la Game Gear nuit à la progression, mais ne mettons pas ça sur le dos de la console mais plutôt sur celui des développeurs. D’autres jeux du même genre s’en tirent bien mieux. Les passages avec saut de girafe en girafe ou lors de la phase Hakuna Matata sur des hippopotames vers l’inconnu ruinent l’expérience et peuvent provoquer un rage quit, pour peu que l’on soit à sa dernière vie…

Une scène du film plutôt bien rendue.
Les ennemis s’avèrent plutôt variés, on croise des insectes peu dangereux, les fameuses hyènes, des vautours ou encore des araignées, assez pénibles à éliminer. Trois boss viendront vous barrer la route: une hyène, un orang-outan sorti du Livre de la jungle et le fameux Scar, dans un combat finalement peu difficile, comparé au reste du jeu. On notera la présence de Pumba lors d’un mini-jeu bonus intervenant entre deux niveaux, dans lequel il faut déplacer le phacochère d’un côté à l’autre de l’écran pour attraper de la nourriture en évitant les insectes peu ragoûtants, permettant ainsi de gagner une précieuse vie supplémentaire. La bande-son respecte plutôt bien l’univers du film et les graphismes sont plutôt corrects. ■ Robin Masters pour GameTrip.net